Cliquez ici >>> đŸ« Ă©tablissement de la patate plongĂ© dans l huile

MisterPatate, Belgique n'a pas encore assez de notes sur ses plats, pas des frites qui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© plongĂ©es cinq fois dans l'huile ! Date de la visite : juillet 2019. Utile ? Cet avis est l'opinion subjective d'un membre de Tripadvisor et non l'avis de Tripadvisor LLC. Les avis sont soumis Ă  des vĂ©rifications de la part de Tripadvisor. carbon o. 1 avis. Avis Ă©crit MisterPatate: Envie de bonnes frites ou mitraillette humm! - consultez 11 avis de voyageurs, photos, les meilleures offres et comparez les prix pour Quievrain, Belgique sur Tripadvisor. Quievrain. Quievrain : tourisme Quievrain : hĂŽtels Quievrain : locations de vacances Quievrain : formules de vacances Quievrain : vols Quievrain : forum de SituĂ©sur la pointe Nord de La Digue surplombant Anse Patate, l'hĂŽtel Patatran Village est idĂ©al pour les voyageurs Ă  la recherche d'un lieu romantique avec vue imprenable sur les eaux cristallines de l'OcĂ©an Indien. L'Ă©tablissement est idĂ©al pour ceux qui recherchent l'ambiance d'un dĂ©cor enchanteur dans un havre de paix. Services et amĂ©nagements. Partezen sĂ©jour vers les Ăźles paradisiaque de l'OcĂ©an Indien: Maldives, Maurice, Seychelles, RĂ©union - Plus de 175 hĂŽtel - Promos & RĂ©duction jusqu'Ă  -60% Une Rencontre Qui A BouleversĂ© Ma Vie. Food Temple Portugal Le mot d'ordre de Food Temple Portugal transmettre et cuisiner ! RĂ©aliser soi-mĂȘme son beignet de morue, sa broderie portugaise ou encore dĂ©couvrir des vins typiques deviendra un jeu d'enfants Food Temple Portugal offre l’opportunitĂ© au public de redĂ©couvrir de nouvelles recettes de cuisine portugaise, de les apprendre et de les ramener chez soi. Cette annĂ©e, il sera Ă©galement possible de plonger pleinement dans l’univers portugais en dĂ©couvrant des techniques artisanales variĂ©es telles que le tissage et la broderie. Les ateliers de cuisine Poulet churrasco et sauce Piri Piri Electrico Lisbon Urban Food, Lille Samedi 24 septembre de 11h30 Ă  12h30 Avec l'Ă©quipe d'Electrico Lisbon Urban Food, dĂ©couvrez le poulet churrasco, spĂ©cialitĂ© portugaise de grillades marinĂ©es, braisĂ©e au four et dĂ©coupĂ©e en lamelles pour la dĂ©gustation ! Le poulet traditionnel du dimanche se revisite avec la traditionnelle sauce Piri Piri, douce ou Ă©picĂ©e pour pour les amateurs de piquant et de saveurs relevĂ©es ! Pain foccacia revisitĂ© Ă  la portugaise The Saudade Table, Paris Samedi 24 et dimanche 25 septembre de 13h Ă  14h Avec the Saudade Table, apprenez Ă  cuisiner ce pain qui marie l'aspect de la focaccia italienne et la texture fondante de la tortilla espagnole ! Ce twist Ă  la portugaise se dĂ©cline en reprenant les saveurs emblĂ©matiques de la cuisine portugaise l’ail, la sardine, la pomme de terre, le persil ou encore l’huile d’olive. PĂŁo com chouriço Baba Bahri & guest, Lille Samedi 24 et dimanche 25 septembre de 14h30 Ă  15h30 Avec Baba Bahri, venez cĂ©lĂ©brer l'art de vivre Ă  la mĂ©diterranĂ©enne ! Star des fĂȘtes et des foires, le PĂŁo com chouriço ou pain au chorizo est un classique portugais Ă  dĂ©guster sans modĂ©ration. Bolos de caco Fado Ă  Mesa, Dijon Samedi 24 septembre de 16h Ă  17h Avec Fado Ă  Mesa, dĂ©couvrez une spĂ©cialitĂ© de MadĂšre, le "bolo de caco", un pain maison Ă  la patate douce tartinĂ© de beurre persillĂ© ! À dĂ©guster chaud avec une sĂ©lection de charcuterie et fromages portugais. Beignets de morue maison PastĂ©is de Bacalhau caseiros Papo, Paris Samedi 24 et dimanche 25 septembre de 17h30 Ă  18h30 Recette familiale, authentique et chĂšre au cƓur de Papo, les beignets de morue sont des incontournables de la cuisine portugaise. Durant cet atelier ludique, apprenez Ă  mouler Ă  la main vos beignets et repartez avec votre portion ! Rissois au four Fado Ă  Mesa, Dijon Dimanche 25 septembre de 16h Ă  17h Avec Fado Ă  Mesa, rĂ©alisez des Rissois au four, petits beignets farcis Ă  la morue, au poulet, ou encore Ă  la crevette. Les ateliers de dĂ©gustation DĂ©gustation de fromages portugais Fromagerie Platini, Vincennes Samedi 24 septembre de 14h30 Ă  15h30 Avec la Fromagerie Platini, dĂ©couvrez de maniĂšre ludique les terroirs, les histoires et les fromages du Portugal Ă  travers des accords inĂ©dits. Une production et un savoir-faire unique qui cĂ©lĂšbre une tradition riche du Portugal continental Ă  l’archipel des Açores. DĂ©gustation d'huiles d'olive Egidio, Paris Samedi 24 septembre de 16h Ă  17h Comme les vins, chaque cuvĂ©e possĂšde ses subtiles spĂ©cificitĂ©s et varie en fonction des annĂ©es. Edigio vous propose une dĂ©gustation aux gouts des terroirs portugais. Une huile dorĂ©e et saine qui apparaĂźtra sur vos tables tout au long de l’annĂ©e. Les ateliers artisans Broderie Lusa Luso, Paris Samedi 24 septembre de 11h30 Ă  12h30 RĂ©interprĂ©tez le o coração de Viana » cƓur de Viana, symbole de la ville de Viana do Castelo Minho dont la forme la plus connue est un bijou en filigrane et en or. AccompagnĂ© de Luisa Laranjo, cet atelier vous permettra d'initier la broderie et de repartir la finaliser chez soi avec toutes les indications. Il est impĂ©ratif pour participer de savoir enfiler et manier une aiguille. Figurines en papier mĂąchĂ© Lusa Luso, Paris Dimanche 25 septembre de 11h30 Ă  12h30 Les cabeçudos sont des tĂȘtes gĂ©antes en papier mĂąchĂ©, trĂšs populaires pendant les fĂȘtes religieuses de Viana do Castelo car elles dĂ©filent et dansent pendant 4 jours dans toute la ville au son des tambours bombos ». Lors de cet atelier, petits et grands apprendront l'histoire des cabeçudos avant de peindre selon son imagination son propre mini cabeçudos ! Les mini cabeçudos fournis sont rĂ©alisĂ©s dans un atelier de rĂ©insertion sociale de la ville de Viana do Castelo. Souvenir du Portugal Le verger perdu, Elven Dimanche 25 septembre de 14h30 Ă  15h30 Avec Le verger perdu, prĂ©parez des glaces aux goĂ»ts et arĂŽmes inspirĂ©s du Portugal, avant une session dĂ©gustation bien mĂ©ritĂ©e ! Tissage Ă  partir de textiles usagĂ©s Saudade design, Paris Dimanche 25 septembre de 16h Ă  17h Avec Saudade design, apprenez Ă  tisser tapis ou coussins Ă  partir de chutes de fils et de jersey de coton ! Un acte d’upcycling made in Portugal pour tricoter une culture et un design dans la durabilitĂ©. Les ateliers viticoles Un tour du Portugal par ses vins Lusia, Paris Samedi 24 et dimanche 25 septembre de 13h Ă  14h Avec Luisa, dĂ©couvrez la richesse du terroir viticole portugais, entre les quatorze rĂ©gions productrices de vin du pays du Portugal continental aux Ăźles de l'Ouest ! Vous en apprendrez davantage sur leur histoire et particularitĂ©s, les types de vins qui font leur renommĂ©e et leurs mĂ©thodes traditionnelles. Nous clĂŽturerons le voyage par une dĂ©gustation commentĂ©e de cinq cuvĂ©es provenant de diffĂ©rentes rĂ©gions, toutes Ă©laborĂ©es Ă  partir de cĂ©pages autochtones, par des vignerons indĂ©pendants amoureux de leur terroir. Le Monde des vins de Porto Portologia, Paris Samedi 24 et dimanche 25 septembre de 17h30 Ă  18h30 Ambassadeur du Porto en France, Portologia vous invite Ă  apprendre comment consommer le porto de la meilleure maniĂšre et en dĂ©couvrir les accords parfaits. Styles Gastronomie Le vrai luxe des vacances, c’est de prendre son temps. Au bord de la piscine
 et aux fourneaux. Cet Ă©tĂ©, La Matinale du Monde » vous propose des recettes pour cuisiniers dĂ©butants, motivĂ©s ou confirmĂ©s. Aujourd’hui, trois idĂ©es de plats pour familles nombreuses ou bandes de potes. LA LISTE DE LA MATINALE La cuisine en vacances quand on doit nourrir plusieurs bouches, ça passe trop ? souvent par des grillades. Et si on laissait reposer le barbecue pour une fois ? Parmi nos centaines de Recettes du Monde, en voici trois pour rĂ©galer tout un banquet. Pour les apprentis les Pasta saporita d’Alessandra Pierini A la tĂȘte de l’épicerie italienne RAP Paris 9e, Alessandra Pierini, originaire de GĂȘnes, a suivi son compagnon jusqu’en Provence, mais n’y connaissait personne. Un jour, elle a invitĂ© d’autres mamans Ă  manger un plat de pĂątes tout simple, avec ce qu’elle avait dans son rĂ©frigĂ©rateur cĂąpres, olives et petites tomates. C’est vite devenu un rituel chaque mercredi midi, je cuisinais des pĂątes pour mes amies, elles adoraient ça, se souvient-elle. Ce qui me semblait ordinaire leur semblait gĂ©nial. Par exemple, faire revenir les pĂątes dans la sauce avant de servir. » Temps de prĂ©paration 15 min Temps de cuisson 15-20 min DifficultĂ© facile IngrĂ©dients pour 4 personnes 400 g de penne rigate marque italienne de prĂ©fĂ©rence40 olives taggiaschi dĂ©noyautĂ©es40 g de cĂąpres au sel2 gousses d’ail pelĂ©es et finement tranchĂ©es350 g de tomates cerises type ciliegino ou datterino ou conserve de bonne qualitĂ©huile d’olive extra-vierge1 pincĂ©e de piment en poudre ou hachĂ©3 branches de persil frais ciselĂ©sel Etape 1 la sauce tomates-cĂąpres-olives Faire revenir les olives, les cĂąpres rincĂ©es, l’ail et le piment avec 4 cuillerĂ©es d’huile dans une grande poĂȘle. Ajouter les tomates coupĂ©es en deux, saler et laisser mijoter Ă  feu moyen pendant 15 minutes. Etape 2 les pĂątes Porter Ă  Ă©bullition, pendant ce temps, une grande casserole d’eau salĂ©e et faire cuire les pĂątes al dente. Les Ă©goutter en rĂ©servant un peu d’eau de cuisson et les plonger dans la poĂȘle de sauce chaude, Ă©ventuellement dĂ©tendue avec 1 ou 2 cuillerĂ©es d’eau de cuisson. Etape 3 la finition MĂ©langer, laisser mijoter encore 5 minutes et servir bien chaud avec quelques pincĂ©es de persil ciselĂ©. Variante En dĂ©but de cuisson, on peut ajouter Ă  la sauce quelques filets d’anchois au sel, du thon Ă©miettĂ© ou 3 cuillerĂ©es de colatura extrait d’anchois napolitain. Elle n’en sera que plus savoureuse. Pour les cordons-bleus la tarte vĂ©gĂ©tarienne de Xavier Mathias Xavier Mathias, formateur en agriculture bio, se dĂ©finit comme paysan. Il cultive son jardin dans le respect de la nature et nous livre sa recette de tarte verdure. J’aime l’idĂ©e de prendre ce que l’on trouve, d’ajouter aussi toutes ces verdures que l’on jette d’habitude Ă  tort, fanes de radis ou de betteraves par exemple, d’y mĂȘler des herbes aromatiques pour le goĂ»t, et d’en faire une tarte belle, simple et nourrissante, qui change au grĂ© des saisons et du jardin. » Temps de prĂ©paration 35 min Temps de cuisson 35 min DifficultĂ© facile IngrĂ©dients pour 4 personnes 3 bottes de verdure mixte, selon la saison pĂ©rille, chĂ©nopode, orties, bourrache, arroche, feuilles de patate douce, fanes de bettes, betteraves, navets, radis
1 pĂąte brisĂ©e maison si possible2 Ɠufs50 g de comtĂ© rĂąpĂ© optionnel1 c. Ă  s. de crĂšme fraĂźche Ă©paisse3 c. Ă  s. de fromage blanc100 ml de lait vache, soja ou coco1 gros oignon1 poignĂ©e de raisins secsĂ©pices au choix cumin, muscade, zaatar, coriandre, curry
Huile d’oliveSel, poivre du moulin Etape 1 les verdures Effeuiller, laver et sĂ©cher les verdures. Les Ă©mincer finement. Faire chauffer une grande sauteuse sur feu moyen avec un filet d’huile d’olive, y jeter les feuilles Ă©mincĂ©es, ajouter un peu d’eau, couvrir et laisser rĂ©duire lĂ©gĂšrement, sans coloration. Bien Ă©goutter les vĂ©gĂ©taux et laisser refroidir. Etape 2 la crĂšme battue PrĂ©chauffer le four Ă  200 °C. Etaler la pĂąte dans un moule Ă  tarte et la piquer Ă  la fourchette. Dans un cul-de-poule, fouetter ensemble les Ɠufs, la crĂšme, le fromage blanc, le lait et le comtĂ©. Assaisonner avec les Ă©pices de votre choix, saler, poivrer. Incorporer l’oignon finement Ă©mincĂ©, les raisins secs prĂ©alablement trempĂ©s dans l’eau et les vĂ©gĂ©taux tiĂ©dis. Verser le mĂ©lange dans le moule de maniĂšre homogĂšne, et enfourner 30 Ă  40 minutes, jusqu’à ce que le dessus de la tarte soit lĂ©gĂšrement dorĂ©. DĂ©guster Ă  toutes les tempĂ©ratures. Pour les Top chef la Paella catalano-bretonne de Catherine Roig Catherine Roig est la directrice de la rĂ©daction de Version Femina. La cuisine a toujours Ă©tĂ© une Ă©vidence pour celle dont les parents ont ouvert une brasserie catalane Ă  Lorient dans les annĂ©es 1960. Le plat phare de l’établissement Ă©tait une paella inimitable. C’est un plat intimement liĂ© Ă  l’histoire de mes parents, qui mĂ©lange leurs influences et origines la paella valencienne, le riz catalan, la Bretagne avec les langoustines
 » Tellement culte qu’il s’est retrouvĂ© au menu de leur seconde adresse, le plus chic HĂŽtel Beau Rivage Ă  Larmor-Plage. Certains clients faisaient cinquante kilomĂštres pour venir manger la fameuse “paella de Madame Roig”. » Temps de prĂ©paration 1 h 15 Temps de cuisson 1 h 50 DifficultĂ© moyen IngrĂ©dients pour 6 personnes 20 gousses d’ail + 2 pour la persillade2 oignons2 poivrons rouges2 poivrons verts2 cuisses de poulet, coupĂ©es en quatre3 cuisses de lapin, coupĂ©es en quatre100 g de poitrine fumĂ©e coupĂ©e en larges lardons3 chipolatas coupĂ©es en morceaux de 2 cm500 g de moules6 langoustines vivantes400 g de calamars en morceaux ou en anneaux500 g de riz rond ou long espagnol800 g de tomates pelĂ©es les datterini sont idĂ©ales1 grosse pincĂ©e de pistils de safran6 brins de persil4 Ă  6 c. Ă  s. d’huile d’olivesel, poivre mignonnette Etape 1 le confit d’oignons et la compotĂ©e de poivrons Hacher l’ail et les oignons, les faire revenir dans un plat Ă  paella avec l’huile d’olive. Ils ne doivent pas colorer mais confire pendant 15 Ă  20 minutes. Essuyer, Ă©pĂ©piner et couper les poivrons en dĂ©s, les ajouter au plat, saler, poivrer, cuire 15 minutes en remuant. Tout cela doit compoter doucement
 Etape 2 la viande et les calamars Ajouter les lardons, tourner 5 minutes, puis ajouter le poulet et le lapin, mĂ©langer 5 minutes, ajouter les chipolatas et les calamars, mĂ©langer 10 minutes et laisser mijoter 20 minutes en remuant rĂ©guliĂšrement. Etape 3 les tomates, les moules et les langoustines Verser les tomates avec leur jus dans le plat, laisser cuire 20 minutes, en remuant. Faire bouillir 1,5 l d’eau, y infuser le safran, rĂ©server. Parsemer le riz sur toute la surface du plat, bien mĂ©langer, et arroser de la moitiĂ© de l’eau safranĂ©e. Verser le reste progressivement, jusqu’à ce que le riz soit cuit. Ne plus remuer la paella. Puis, 5 minutes aprĂšs le riz, ajouter les moules et les langoustines. Le riz doit ĂȘtre trĂšs lĂ©gĂšrement croquant, et il doit rester du jus. Cela peut prendre de 20 Ă  30 minutes. Hacher ensemble l’ail restant et le persil, et en parsemer la paella. Camille Labro Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă  la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil Ă  la fois ordinateur, tĂ©lĂ©phone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous ĂȘtes la seule personne Ă  consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez Ă  lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connectĂ© avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant Ă  des moments diffĂ©rents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe. RÈGLES DE SÉCURITÉ CONTRE LES RISQUES D'INCENDIEDANS LES ÉTABLISSEMENTS PÉNITENTIAIRESEn rĂ©fĂ©rence aux dispositions de l'article R. 123-17du code de la construction et de l'habitationPrĂ©ambuleLes Ă©tablissements visĂ©s par le prĂ©sent rĂšglement doivent rĂ©pondre Ă  un impĂ©ratif de sĂ»retĂ© ne permettant pas l'Ă©vacuation rapide des point de vue de la sĂ©curitĂ© des personnes en cas d'incendie, cet impĂ©ratif de sĂ»retĂ© se traduit par des facteurs aggravants tels l'inaccessibilitĂ© des façades aux moyens de secours et de lutte contre l'incendie et l'entrave Ă  la libre circulation des personnes en raison de dispositifs Ă©tablissements comportent des locaux prĂ©sentant des risques d'incendie, tels que les locaux rĂ©servĂ©s au sommeil, les ateliers et les cuisines. Bien que le mobilier de cellule rĂ©ponde Ă  des exigences de rĂ©action au feu, les biens personnels des dĂ©tenus et le matĂ©riel de couchage sont de nature Ă  gĂ©nĂ©rer une quantitĂ© importante de fumĂ©es Ă©tablissements pĂ©nitentiaires disposent d'un contrĂŽle permanent et d'une surveillance rĂ©guliĂšre des locaux et des personnes en dĂ©tention. Le recours Ă  des moyens de communication diversifiĂ©s garantit la possibilitĂ© de donner rapidement l' la sĂ©curitĂ© des personnes dans ces Ă©tablissements repose sur l'Ă©vacuation des seules personnes situĂ©es dans le volume sinistrĂ©. L'Ă©vacuation des personnes situĂ©es dans les locaux ou zones adjacentes ne peut intervenir qu'aprĂšs le regroupement des personnels nĂ©cessaires pour assurer leur transfert vers une autre zone de l'Ă©tablissement, dans de bonnes conditions de ces raisons, les principes de sĂ©curitĂ© retenus pour les Ă©tablissements pĂ©nitentiaires sont les suivants - le confinement du feu dans son volume initial ;- le renforcement de l'isolement des locaux ou bĂątiments Ă  risques ;- la mise Ă  l'abri du feu et des fumĂ©es des locaux non sinistrĂ©s ;- la limitation des causes d'incendie ;- la prise en compte de l'existence d'une surveillance permanente ;- l'Ă©vacuation de toutes les personnes d'un volume sinistrĂ© vers un volume capable de les accueillir et de les mettre Ă  l'abri des effets de l'incendie, sous la conduite du personnel pĂ©nitentiaire ;- la mise Ă  disposition sur place de moyens de secours suffisants afin de compenser les difficultĂ©s d'accessibilitĂ© et de faciliter ainsi les interventions ;- la sensibilisation et la formation du personnel Ă  la sĂ©curitĂ© IerGÉNÉRALITÉSDomaine d'applicationArticle 1erLes dispositions relatives aux immeubles de grande hauteur ne s'appliquent pas aux Ă©tablissements pĂ©nitentiaires dont le plancher bas du niveau le plus haut est situĂ© Ă  28 mĂštres au plus au-dessus du niveau du sol accessible aux engins de des locauxArticle 2Pour l'application du prĂ©sent rĂšglement, les locaux situĂ©s Ă  l'intĂ©rieur de l'enceinte de l'Ă©tablissement sont rĂ©partis en deux Les locaux du groupe A sont les locaux Ă  usage d'hĂ©bergement, d'activitĂ©s socioculturelles, de santĂ© et d'accueil des visiteurs - les cellules et les unitĂ©s de vie familiale ;- les locaux mĂ©dicaux ;- les gymnases et les salles de sports ;- les locaux socio-Ă©ducatifs ;- les Les locaux du groupe B sont les locaux du personnel et les locaux dĂ©volus Ă  des activitĂ©s de travail et de formation des dĂ©tenus - les ateliers de travail et de formation ;- les cuisines et locaux associĂ©s ;- les buanderies ;- les locaux administratifs ;- les locaux du personnel ;- les greffes ;- les ateliers d'entretien et de rĂ©paration des vĂ©hicules ;- les locaux destinĂ©s au remisage des vĂ©hicules ;- les locaux de maintenance ;- les locaux applicablesArticle 3Les locaux du groupe A dĂ©finis Ă  l'article 2-1 sont soumis aux titres Ier et II du prĂ©sent rĂšglement. Les locaux du groupe B dĂ©finis Ă  l'article 2-2 sont soumis aux titres Ier et III du prĂ©sent des rĂšgles diffĂ©rentes prĂ©vues par le prĂ©sent rĂšglement sont applicables Ă  des locaux occupant un mĂȘme bĂątiment, les dispositions les plus contraignantes sont et Ă©lĂ©ments de constructionArticle 4La classification, par rapport au danger incendie, des matĂ©riaux et des Ă©lĂ©ments de construction utilisĂ©s pour l'Ă©dification et l'amĂ©nagement des bĂątiments est prĂ©cisĂ©e par les arrĂȘtĂ©s pris en application de l'article R. 121-5 du code de la construction et de l' les matĂ©riaux et Ă©lĂ©ments de construction ont un classement en rĂ©action ou rĂ©sistance au feu au moins Ă©gal aux classements fixĂ©s dans la suite du prĂ©sent matĂ©riaux d'isolation qui sont en contact direct avec l'air du fait de leur mise en oeuvre doivent prĂ©senter un classement de rĂ©action au feu de catĂ©gorie M0 ou A2 - s2, d'accĂšsArticle 5La desserte de l'Ă©tablissement, ainsi que l'Ă©ventuelle accessibilitĂ© aux toitures, sont dĂ©terminĂ©es en liaison avec les services d'incendie et de secours. L'accessibilitĂ© des Ă©chelles aux façades n'est pas Voie utilisable par les engins de secours en abrĂ©gĂ© voie engins Voie d'une largeur minimale de 8 mĂštres, comportant une chaussĂ©e rĂ©pondant aux caractĂ©ristiques suivantes, quel que soit le sens de circulation suivant lequel elle est abordĂ©e Ă  partir de la voie publique - largeur, bandes rĂ©servĂ©es au stationnement exclues - 3 mĂštres pour une voie dont la largeur exigĂ©e est comprise entre 8 et 12 mĂštres ;- 6 mĂštres pour une voie dont la largeur exigĂ©e est Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  12 sur une longueur infĂ©rieure Ă  20 mĂštres, la largeur de la chaussĂ©e peut ĂȘtre rĂ©duite Ă  3 mĂštres et les accotements supprimĂ©s, sauf dans les sections de voie utilisables pour la mise en station des Ă©chelles aĂ©riennes dĂ©finies au paragraphe 2° ci-dessous ;- force portante calculĂ©e pour un vĂ©hicule de 160 kN avec un maximum de 90 kN par essieu, ceux-ci Ă©tant distants de 3,60 mĂštres au minimum ;- rĂ©sistance au poinçonnement 80 N/cmÂČ sur une surface maximale de 0,20 mÂČ ;- rayon intĂ©rieur minimal R 11 mĂštres ;- surlargeur S = 15/R dans les virages de rayon intĂ©rieur infĂ©rieur Ă  50 mĂštres S et R, surlargeur et rayon intĂ©rieur, Ă©tant exprimĂ©s en mĂštres ;- hauteur libre 3,50 mĂštres ;- pente infĂ©rieure Ă  15 %.2° Section de voie utilisable pour la mise en station des Ă©chelles aĂ©riennes en abrĂ©gĂ© voie Ă©chelle Partie de voie utilisable par les engins de secours dont les caractĂ©ristiques ci-dessus sont complĂ©tĂ©es et modifiĂ©es comme suit - la longueur minimale est de 10 mĂštres ;- la largeur libre minimale de la chaussĂ©e est portĂ©e Ă  4 mĂštres ;- la pente maximale est ramenĂ©e Ă  10 %.Si cette section de voie n'est pas sur la voie publique, elle doit lui ĂȘtre raccordĂ©e par une voie utilisable par les engins de cette section est en impasse, sa largeur minimale est portĂ©e Ă  10 mĂštres, avec une chaussĂ©e libre de stationnement de 7 mĂštres de large au Lorsque des voies intĂ©rieures sont amĂ©nagĂ©es pour la circulation des vĂ©hicules lourds, elles prĂ©sentent au moins les caractĂ©ristiques de la voie engins mentionnĂ©e au 1°.4° Les voies, sections de voies et espaces libres ci-dessus doivent ĂȘtre munis en permanence d'un panneau de signalisation visible en toutes circonstances et indiquant le tonnage limite permanence des conditions imposĂ©es dans les paragraphes 1° et 2° doit ĂȘtre voies peuvent comporter des portes, portails et grilles fermĂ©s et verrouillĂ©s en permanence. Dans ce cas, ils sont ouverts par le personnel de l'Ă©tablissement au moment de l'intervention des services d'incendie et de entre bĂątimentsArticle 6L'isolement latĂ©ral entre un bĂątiment de locaux du type A et un bĂątiment de locaux du type B contigu est constituĂ© par une paroi coupe-feu de degrĂ© deux heures REI 120 ou EI 120. Les blocs-portes Ă©ventuels d'intercommunication sont coupe-feu de degrĂ© une heure munis de ferme-porte EI 60 - C.Les structures de chaque bĂątiment doivent ĂȘtre conçues de maniĂšre que l'effondrement de l'un n'entraĂźne pas l'effondrement de l' la façade de l'un des bĂątiments domine la couverture de l'autre, l'une des dispositions suivantes doit ĂȘtre rĂ©alisĂ©e - la façade est coupe-feu de degrĂ© deux heures REI 120 ou EI 120 sur 8 mĂštres de hauteur Ă  partir de la ligne d'hĂ©berge, les baies Ă©ventuellement pratiquĂ©es Ă©tant fermĂ©es par des Ă©lĂ©ments pare-flammes de degrĂ© une heure E 60 ;- la toiture la plus basse est rĂ©alisĂ©e en Ă©lĂ©ments de construction pare-flammes de degrĂ© une demi-heure E 30 sur 4 mĂštres mesurĂ©s horizontalement Ă  partir de la façade. Si un des bĂątiments comporte des locaux tels que dĂ©finis aux articles 35 et 63 du prĂ©sent rĂšglement, ces valeurs sont portĂ©es Ă  pare-flammes de degrĂ© une heure E 60 et 8 les couvertures des deux bĂątiments sont au mĂȘme niveau, l'une des dispositions suivantes doit ĂȘtre rĂ©alisĂ©e - la paroi verticale d'isolement entre les bĂątiments est prolongĂ©e hors toiture sur une hauteur de 1 mĂštre au moins par une paroi pare-flammes de degrĂ© une heure E 60 ;- l'une des toitures est rĂ©alisĂ©e en Ă©lĂ©ments de construction pare-flammes de degrĂ© une demi-heure E 30 sur 4 mĂštres mesurĂ©s horizontalement Ă  partir de la couverture du bĂątiment bĂątiment constituĂ© de locaux du type A est sĂ©parĂ© par une aire libre de moins de 4 mĂštres d'un bĂątiment constituĂ© de locaux du type B, la façade de l'un d'eux doit ĂȘtre coupe-feu de degrĂ© une heure REI 60 ou EI 60, les baies Ă©ventuelles Ă©tant obturĂ©es par des Ă©lĂ©ments pare-flammes de degrĂ© une demi-heure E 30.Ces dispositions ne portent pas prĂ©judice Ă  l'application d'autres dispositions imposant un degrĂ© d'isolement supĂ©rieur, notamment celles applicables aux installations classĂ©es pour la protection de l' des videsArticle 7Les parois verticales auxquelles un degrĂ© de rĂ©sistance au feu est imposĂ© doivent ĂȘtre construites de plancher Ă  combles inaccessibles et l'intervalle existant entre le plancher et le plafond suspendu doivent ĂȘtre recoupĂ©s par des Ă©lĂ©ments en matĂ©riaux de catĂ©gorie M0 ou A2 - s2, d0 ou par des parois de degrĂ© pare-flammes 1/4 d'heure E 15.Ces espaces doivent avoir une superficie maximale de 300 mÂČ, la plus grande des dimensions n'excĂ©dant pas 30 8L'apposition de la mention "porte coupe-feu Ă  maintenir fermĂ©e" n'est pas obligatoire pour les portes habituellement saillie ou dĂ©pĂŽt ne doit rĂ©duire la largeur des dĂ©gagements ; toutefois, les amĂ©nagements fixes sont admis jusqu'Ă  une hauteur de 1,10 mĂštre, Ă  condition qu'ils ne fassent pas saillie de plus de 0,10 est interdit de placer une ou deux marches isolĂ©es dans les circulations principales. Les diffĂ©rences de niveau doivent ĂȘtre rĂ©unies soit par des pentes Ă©gales au plus Ă  10 %, soit par des groupes de trois marches au moins, Ă©gales entre motorisĂ©esArticle 9Les portes automatiques coulissantes ou battantes sont autorisĂ©es Ă  l'intĂ©rieur des bĂątiments. En cas de dĂ©faillance du dispositif de commande ou du dispositif d'alimentation, elles peuvent ne pas libĂ©rer automatiquement la baie, mais ĂȘtre ouvertes d'interventionArticle 10Les escaliers dits "d'intervention", dĂ©diĂ©s aux forces de l'ordre dans le cadre de la sĂ»retĂ© pĂ©nitentiaire, sont comptabilisĂ©s comme escaliers d' des sortiesArticle 11La signalisation des sorties de secours n'est pas intĂ©rieursArticle 1212-1. S'agissant des locaux, les revĂȘtements de sol sont en matĂ©riaux ayant une rĂ©action au feu de catĂ©gorie M4 ou DFL - s1. Les revĂȘtements muraux sont en matĂ©riaux ayant une rĂ©action au feu de catĂ©gorie M2 ou C - s2, d0. Les plafonds sont en matĂ©riaux ayant une rĂ©action au feu de catĂ©gorie M1 ou B - s2, gros mobilier et l'agencement principal sont en matĂ©riaux ayant une rĂ©action au feu de catĂ©gorie S'agissant des escaliers et circulations horizontales, les revĂȘtements de sol sont en matĂ©riaux ayant une rĂ©action au feu de catĂ©gorie M3 ou CFL - s1. Les revĂȘtements muraux et les plafonds sont en matĂ©riaux ayant une rĂ©action au feu de catĂ©gorie M1 ou B - s2, libres intĂ©rieursArticle 13Les rĂšgles de l'instruction technique 263 1 sont applicables aux volumes libres intĂ©rieurs patios, puits de lumiĂšre et atriums. Dans ce cas, les locaux rĂ©servĂ©s au sommeil sont assimilĂ©s Ă  des attĂ©nuation aux dispositions prĂ©vues ci-avant, les circulations horizontales d'un bĂątiment comportant des cellules ouvrant sur un volume libre intĂ©rieur sont considĂ©rĂ©es comme des dĂ©gagements protĂ©gĂ©s dĂšs lors que leur longueur n'excĂšde pas trente mĂštres entre la porte d'une cellule et celle d'un escalier ou dĂ©gagement dĂ©clenchement des dispositifs d'Ă©vacuation de fumĂ©e et d'amenĂ©e d'air du volume libre intĂ©rieur peut ne pas ĂȘtre automatique. Toutes les commandes manuelles sont situĂ©es dans un poste de contrĂŽle surveillĂ© en permanence de jour comme de nuit.1 Instruction technique n° 263 relative Ă  la construction et au dĂ©senfumage des volumes libres intĂ©rieurs dans les Ă©tablissements recevant du Ă©lectriqueArticle 14L'alimentation de l'installation Ă©lectrique de sĂ©curitĂ© incendie est secourue par une source centrale de s'agit d'un groupe Ă©lectrogĂšne, il peut ĂȘtre commun Ă  d'autres Ă©quipements secourus ; dans ce cas, l'alimentation de l'installation Ă©lectrique de sĂ©curitĂ© incendie se fait par un circuit indĂ©pendant de celui des autres Ă©quipements de chauffage et eau chaude sanitaireArticle 15Les installations fixes destinĂ©es au chauffage et Ă  la production d'eau chaude sanitaire sont rĂ©alisĂ©es dans les conditions prĂ©vues dans l'arrĂȘtĂ© du 23 juin 1978 relatif aux installations fixes destinĂ©es au chauffage et Ă  l'alimentation en eau chaude des bĂątiments d'habitation, de bureaux ou recevant du aux gaz combustibles et aux hydrocarbures liquĂ©fiĂ©sArticle 16D'une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, l'ensemble de l'installation de gaz sera rĂ©alisĂ© conformĂ©ment aux prescriptions de l'arrĂȘtĂ© relatif aux rĂšgles techniques et de sĂ©curitĂ© applicables aux installations de gaz combustible et d'hydrocarbures liquĂ©fiĂ©s situĂ©es Ă  l'intĂ©rieur des bĂątiments d'habitation ou de leurs dĂ©pendances 2.Toutefois, une installation rĂ©alisĂ©e conformĂ©ment aux dispositions prĂ©vues au chapitre VI, titre Ier, du livre II du rĂšglement de sĂ©curitĂ© contre les risques d'incendie et de panique dans les Ă©tablissements recevant du public, pris par l'arrĂȘtĂ© du 25 juin 1980 modifiĂ©, est admise.2 ArrĂȘtĂ© du 2 aoĂ»t de secoursArticle 1717-1. La dĂ©fense contre l'incendie est assurĂ©e par les moyens fixes suivants - une ou plusieurs bouches ou poteaux d'incendie ou tout autre moyen Ă©quivalent assurant un dĂ©bit de 60 mĂštres cubes par heure est installĂ©e sur le domaine public Ă  moins de 25 mĂštres de la porte d'entrĂ©e principale de l'Ă©tablissement ou Ă  l'intĂ©rieur de celui-ci. Leur nombre, position et dĂ©bit simultanĂ© sont dĂ©terminĂ©s en liaison avec le service dĂ©partemental d'incendie et de secours ;- une colonne sĂšche par bĂątiment installĂ©e de prĂ©fĂ©rence dans une cage d'escalier d'intervention. Le raccord d'alimentation est implantĂ© Ă  l'extĂ©rieur de l'enceinte Ă  proximitĂ© immĂ©diate de la porte d'entrĂ©e principale de l'Ă©tablissement. Lorsque la taille du site le nĂ©cessite, les raccords d'alimentations des colonnes sĂšches peuvent ĂȘtre ramenĂ©s en pied de La dĂ©fense contre l'incendie est assurĂ©e par les moyens mobiles suivants - des extincteurs portatifs Ă  eau pulvĂ©risĂ©e de 6 litres de capacitĂ©, rĂ©partis Ă  chaque niveau, Ă  raison d'un appareil situĂ© prĂšs de chaque accĂšs Ă  une circulation horizontale ;- des extincteurs portatifs appropriĂ©s aux locaux Ă  risques chaufferie, cuisines, ateliers....17-3. Dans les espaces accessibles aux dĂ©tenus, les extincteurs portatifs, les RIA et les orifices des colonnes sĂšches peuvent ĂȘtre placĂ©s dans des "armoires incendie" mĂ©talliques de couleur rouge fermant Ă  clĂ©. Le personnel de surveillance doit ĂȘtre muni des clĂ©s des armoires situĂ©es sur son secteur de d'alarmeArticle 18L'alarme incendie doit pouvoir ĂȘtre retransmise rapidement par le personnel au poste de contrĂŽle de l' d'alerteArticle 19Les services d'incendie et de secours doivent pouvoir ĂȘtre alertĂ©s immĂ©diatement Ă  partir d'un moyen d'appel situĂ© dans un poste de contrĂŽle tenu en permanence, de jour comme de Les liaisons nĂ©cessaires doivent ĂȘtre assurĂ©es - soit par ligne tĂ©lĂ©phonique reliĂ©e Ă  un centre de traitement de l'alerte des sapeurs-pompiers et rĂ©pondant aux dispositions fixĂ©es au 4° du prĂ©sent article ;- soit par tĂ©lĂ©phone urbain fixe ;- soit par tout autre Toutes les dispositions doivent ĂȘtre prises pour que ces appareils, efficacement signalĂ©s, puissent ĂȘtre utilisĂ©s sans retard par exemple affichage indiquant l'emplacement des appareils, le numĂ©ro d'appel Ă  composer sur le rĂ©seau intĂ©rieur, etc..3° Les modalitĂ©s d'appel des services d'incendie et de secours doivent ĂȘtre affichĂ©es de façon apparente, permanente et inaltĂ©rable prĂšs des appareils tĂ©lĂ©phoniques reliĂ©s au rĂ©seau La ligne tĂ©lĂ©phonique indiquĂ©e au 1°, premier tiret, peut ĂȘtre remplacĂ©e par un dispositif Ă©quivalent, acceptĂ© par la direction dĂ©partementale des services d'incendie et de secours, assurant obligatoirement, de par sa conception, la totalitĂ© des fonctions et objectifs suivants - ĂȘtre Ă  poste fixe ;- aboutir Ă  un centre de traitement de l'alerte dĂ©fini en accord avec la direction dĂ©partementale des services d'incendie et de secours ;- Ă©tablir la liaison Ă  partir d'une seule manoeuvre Ă©lĂ©mentaire simple au dĂ©crochĂ©, bouton poussoir, etc. ;- permettre l'identification automatique de l'Ă©tablissement ;- permettre la liaison phonique ;- permettre des essais pĂ©riodiques, dĂ©finis en accord avec la direction dĂ©partementale des services d'incendie et de 20Les ascenseurs ne sont pas considĂ©rĂ©s comme des moyens d' parois des cages d'ascenseurs doivent ĂȘtre coupe-feu de degrĂ© une heure EI 60.A chaque niveau desservi, les ascenseurs doivent toujours ĂȘtre accessibles par les circulations horizontales desservent des sous-sols comportant des locaux de remisage de vĂ©hicules automobiles, des locaux de stockage ou des locaux particuliers visĂ©s aux articles 35 et 63 du prĂ©sent rĂšglement, les ascenseurs doivent ĂȘtre isolĂ©s de ces locaux par des sas d'une surface de 3 mÂČ environ et munis de deux portes pare-flammes de degrĂ© une demi-heure Ă©quipĂ©es d'un ferme-porte E 30-C.Conduits et gainesArticle 21Pour l'application du prĂ©sent rĂšglement, on appelle - conduit volume fermĂ© servant au passage d'un fluide dĂ©terminĂ© ;- gaine volume fermĂ© gĂ©nĂ©ralement accessible et renfermant un ou plusieurs conduits ;- volet dispositif d'obturation placĂ© Ă  l'extrĂ©mitĂ© d'un conduit ; il peut ĂȘtre ouvert ou fermĂ© en position d'attente ; il est Ă  commande automatique ou manuelle ;- clapet dispositif d'obturation placĂ© Ă  l'intĂ©rieur d'un conduit ; il est normalement en position d'ouverture ;- trappe dispositif d'accĂšs, fermĂ© en position normale ;- coffrage habillage utilisĂ© pour dissimuler un ou plusieurs conduits, dont les parois ne prĂ©sentent pas de qualitĂ© de rĂ©sistance au feu et qui ne relient pas plusieurs locaux ou niveaux ;- coupe-feu de traversĂ©e d'une gaine ou d'un conduit temps rĂ©el dĂ©fini par les essais rĂ©glementaires pendant lequel une gaine ou un conduit traversant la paroi coupe-feu sĂ©parant deux locaux satisfait au critĂšre coupe-feu exigĂ© entre ces deux locaux, compte tenu de la prĂ©sence Ă©ventuelle d'un clapet au sein du conduit l'essai de clapet Ă©tant effectuĂ© sous pression de 500 pascals ou, pour les circuits d'extraction d'air, sous pression de service si celle-ci est supĂ©rieure Ă  500 pascals au droit du clapet. Ce critĂšre doit ĂȘtre respectĂ© jusqu'Ă  la prochaine paroi coupe-feu aux normes. - Essais de laboratoiresArticle 22§ 1. Lorsque la conformitĂ© Ă  une norme française ou Ă  une norme europĂ©enne non harmonisĂ©e est exigĂ©e par le prĂ©sent rĂšglement, cette exigence ne s'applique pas aux produits fabriquĂ©s conformĂ©ment aux normes, spĂ©cifications techniques ou procĂ©dĂ©s de fabrication d'un Etat membre de la CommunautĂ© europĂ©enne ou d'un autre Etat partie Ă  l'accord instituant l'Espace Ă©conomique europĂ©en ou de la Turquie qui permettent d'assurer un niveau de protection contre l'incendie un produit peut se voir refuser la mise sur le marchĂ© ou ĂȘtre retirĂ© du marchĂ© si celui ci n'assure pas ce niveau de protection. Ces dĂ©cisions sont prĂ©cĂ©dĂ©es d'une procĂ©dure contradictoire.§ 2. Lorsqu'une certification de produit, telle que l'admission Ă  la marque NF, est exigĂ©e par le prĂ©sent rĂšglement, cette exigence ne s'applique pas aux produits dont l'Ă©quivalence du niveau de protection contre l'incendie a Ă©tĂ© certifiĂ©e dans un Etat membre de la CommunautĂ© europĂ©enne ou d'un autre Etat partie Ă  l'accord instituant l'Espace Ă©conomique europĂ©en ou de la Turquie. Cette Ă©quivalence s'apprĂ©cie notamment en termes d'aptitude Ă  l'emploi dans les systĂšmes de protection contre l'incendie mentionnĂ©s dans le prĂ©sent rĂšglement. L'organisme certificateur doit ĂȘtre accrĂ©ditĂ© selon la norme NF EN 45 011 par un organisme signataire de l'accord europĂ©en multilatĂ©ral pris dans le cadre de la coordination europĂ©enne des organismes d'accrĂ©ditation. Il dĂ©livre des attestations de conformitĂ© selon les exigences du guide ISO/CEI 65.§ 3. Lorsque des produits sont soumis au marquage CE, tout Ă©lĂ©ment de preuve de conformitĂ© autre que celle permettant ce marquage mentionnĂ© dans le prĂ©sent rĂšglement cesse d'ĂȘtre exigible Ă  compter de la date d'entrĂ©e en vigueur de cette obligation de cours de la pĂ©riode dite de coexistence pendant laquelle les producteurs peuvent utiliser les spĂ©cifications techniques françaises ou les spĂ©cifications techniques europĂ©ennes, la preuve de la conformitĂ© de ces produits par rĂ©fĂ©rence aux spĂ©cifications techniques françaises est admise.§ 4. Lorsqu'ils ont Ă©tĂ© effectuĂ©s sur la base d'un rĂ©fĂ©rentiel commun, les essais pratiquĂ©s par les laboratoires d'autres Etats membres de la CommunautĂ© europĂ©enne ou d'Etats parties Ă  l'accord instituant l'Espace Ă©conomique europĂ©en ou de la Turquie, accrĂ©ditĂ©s selon la norme NF EN ISO/CEI 17025 par un organisme signataire de 1'accord europĂ©en multilatĂ©ral pris dans le cadre de la coordination europĂ©enne des organismes d'accrĂ©ditation sont acceptĂ©s au mĂȘme titre que les essais pratiquĂ©s par les laboratoires français des piĂ©tonsArticle 23Les aires rĂ©servĂ©es Ă  la circulation des piĂ©tons entre la voirie gĂ©nĂ©rale et les accĂšs principaux aux bĂątiments doivent ĂȘtre nettement distinctes de celles rĂ©servĂ©es Ă  la circulation des 24Les Ă©quipements et installations techniques sont vĂ©rifiĂ©s pendant la construction et prĂ©alablement Ă  l'ouverture par une personne ou un organisme agréé dans les conditions prĂ©vues Ă  l'article R. 123-43 du code de la construction et de l'habitation CCH.Outre les opĂ©rations de maintenance et d'entretien qui incombent Ă  l'exploitant, les Ă©quipements et installations techniques visĂ©s au prĂ©sent arrĂȘtĂ© sont vĂ©rifiĂ©s tous les cinq ans par un organisme ou une personne agréée. Les installations de dĂ©tection automatique d'incendie sont vĂ©rifiĂ©es tous les trois ans dans les mĂȘmes vĂ©rifications font l'objet d'un rapport qui est remis Ă  la personne responsable du respect des rĂšgles de IIDISPOSITIONS PARTICULIÈRES APPLICABLES AUX LOCAUX À USAGE D'HÉBERGEMENT,D'ACTIVITÉS SOCIOCULTURELLES, DE SANTÉ ET D'ACCUEIL DES VISITEURSArticle 25En complĂ©ment des dispositions prĂ©vues au titre Ier, les dispositions techniques du prĂ©sent titre s'appliquent aux locaux du groupe A dĂ©finis Ă  l'article 2-1 porteurs verticauxArticle 26Les Ă©lĂ©ments porteurs verticaux doivent ĂȘtre stables au feu une heure R 60.Les Ă©lĂ©ments porteurs verticaux situĂ©s en façade ou en pignon des bĂątiments doivent prĂ©senter ce degrĂ© de stabilitĂ© uniquement vis-Ă -vis d'un feu se dĂ©veloppant depuis l'intĂ©rieur du bĂątiment dans les conditions d'un essai prĂ©vu par les arrĂȘtĂ©s pris en application de l'article R. 122-5 du code de la construction et de l' dispositions de cet article ne s'appliquent pas aux Ă©lĂ©ments de charpente des 27Les planchers doivent prĂ©senter un degrĂ© coupe-feu d'une heure REI 60.Cette prescription ne s'applique pas - aux planchers situĂ©s au-dessus d'un vide sanitaire non accessible ;- aux planchers hauts, aux faux planchers ou plafonds du dernier niveau habitable lorsque les parois verticales de l'enveloppe, visĂ©es Ă  l'article 28 ci-aprĂšs, sont prolongĂ©es jusqu'Ă  la couverture du 28A l'exclusion des façades, les parois verticales de l'enveloppe doivent ĂȘtre coupe-feu de degrĂ© une demi-heure REI 30.Les blocs-portes paliĂšres desservant les unitĂ©s de vie familiale doivent ĂȘtre pare-flammes de degrĂ© 1/4 d'heure E 15.RevĂȘtements des façadesArticle 29Les parements extĂ©rieurs des façades menuiseries, coffrets de branchement, remplissage des garde-corps et fermetures exclus sont classĂ©s en catĂ©gorie M2 ou C - s3, Ă  la propagation verticale du feupar les façades autres que les façades d'escaliersArticle 3030-1. Façades comportant des ouvertures RĂšgle dite du "C + D" Les valeurs C et D doivent ĂȘtre liĂ©es par une des relations ci-aprĂšs en fonction de la masse combustible mobilisable C + D ≄ 0,60 mĂštre si M ≀ 25 ;C + D ≄ 0,80 mĂštre si 25 80 et D, exprimĂ©s en mĂštres, sont dĂ©finis soit dans l'arrĂȘtĂ© relatif Ă  la classification des façades vitrĂ©es par rapport au danger d'incendie 3, soit dans l'instruction technique relative aux façades 4.M, exprimĂ© en est la masse combustible mobilisable de la façade Ă  l'exclusion des menuiseries, fermetures et garde-corps, rapportĂ©e au mĂštre carrĂ© de façade, baies comprises. Dans le cas de maçonnerie traditionnelle, cette masse est nulle. Elle peut dans certains cas ĂȘtre dĂ©terminĂ©e conformĂ©ment aux rĂšgles de l'instruction technique susvisĂ©e. Dans le cas contraire elle est mesurĂ©e par l'essai conduit dans les conditions fixĂ©es par l'arrĂȘtĂ© susvisĂ© relatif Ă  la classification des façades vitrĂ©es par rapport au danger d' l'application de la rĂšgle du C + D, il n'est pas tenu compte des orifices de ventilation dont la section ne dĂ©passe pas 200 Façades ne comportant pas d'ouvertures Pour les façades ne comportant aucune ouverture, Ă  l'exclusion des orifices de ventilation lorsque la section de chaque orifice ne dĂ©passe pas 200 cmÂČ, les dispositions ci-dessus ne sont pas applicables ; cependant, la somme de la durĂ©e coupe-feu du panneau exposĂ© de l'intĂ©rieur et celle du panneau exposĂ© de l'extĂ©rieur doit ĂȘtre au moins Ă©gale Ă  60 durĂ©es coupe-feu Ă  prendre en considĂ©ration pour chacune des faces exposĂ©es sont les durĂ©es rĂ©elles constatĂ©es au cours des essais dĂ©finis par l'arrĂȘtĂ© relatif Ă  la classification des matĂ©riaux et Ă©lĂ©ments de construction par catĂ©gories et fixant les critĂšres permettant de dĂ©terminer le degrĂ© de rĂ©sistance au feu des Ă©lĂ©ments de construction, les mĂ©thodes d'essais et le programme thermique matĂ©rialisant l'action des incendies et non les degrĂ©s coupe-feu normalisĂ©s en lorsqu'une façade comportant des ouvertures satisfait aux rĂšgles gĂ©nĂ©rales visĂ©es Ă  l'article 30-1 ci-dessus, la façade de constitution identique mais ne comportant pas d'ouverture n'est pas soumise Ă  la rĂšgle ci-dessus.3 ArrĂȘtĂ© du 10 septembre 1970. 4 Instruction technique n° 249 du 21 juin 31Les revĂȘtements de couverture classĂ©s en catĂ©gorie BRoof t3 peuvent ĂȘtre utilisĂ©s sans restriction s'ils sont Ă©tablis sur un support continu en matĂ©riau incombustible ou de catĂ©gorie les couvertures forment avec la verticale un angle de trente degrĂ©s minimum, elles ne sont pas soumises aux prescriptions de l'article 29 relatives aux revĂȘtements extĂ©rieurs des façades, mais doivent rĂ©pondre aux prescriptions du prĂ©sent cette disposition ne peut concerner le niveau du rez-de-chaussĂ©e dont le parement extĂ©rieur doit ĂȘtre classĂ© en catĂ©gorie M3 ou D - s3, fixes de secoursArticle 32Dans les Ă©tablissements dont la capacitĂ© 5 est supĂ©rieure Ă  100 places de dĂ©tention, en complĂ©ment des dispositions prĂ©vues Ă  l'article 17 du prĂ©sent rĂšglement, la dĂ©fense contre l'incendie est assurĂ©e par des RIA 19/6 mm implantĂ©s Ă  chaque niveau dans les circulations horizontales desservant les locaux d'hĂ©bergement. Tout point d'un local doit pouvoir ĂȘtre atteint par au moins un jet.5 La capacitĂ© d'accueil est calculĂ©e suivant la circulaire NOR JUSE8840016C du 17 mars 33Les blocs-portes des cellules doivent rĂ©pondre aux spĂ©cificitĂ©s exigĂ©es par l'administration pĂ©nitentiaire, y compris les dispositions d' planchers et parois des cellules doivent ĂȘtre en matĂ©riaux de catĂ©gorie M0 ou A2 - s1, des locaux autres que des cellules et leur circulation constituent une unitĂ© fonctionnelle, celle-ci est considĂ©rĂ©e comme un seul et mĂȘme volume Ă  condition que sa plus grande dimension n'excĂšde pas 40 mĂštres. Aucune exigence de rĂ©action au feu des parois verticales n'est imposĂ©e Ă  l'intĂ©rieur de ce au feu des revĂȘtementsdes locaux d'hĂ©bergement et particuliersArticle 3434-1. Dans les locaux d'hĂ©bergement et les locaux visĂ©s Ă  l'article 35 ci-aprĂšs, les revĂȘtements de sol sont en matĂ©riaux ayant une rĂ©action au feu de catĂ©gorie M2 ou BFL - s1 ; les revĂȘtements muraux et les plafonds sont en matĂ©riaux ayant une rĂ©action au feu de catĂ©gorie M0 ou A2 - s2, et agencement principal des locaux d'hĂ©bergement34-2. Dans les locaux d'hĂ©bergement, le gros mobilier et l'agencement principal sont en matĂ©riaux avant une rĂ©action au feu de catĂ©gorie particuliersArticle 35Les locaux suivants sont isolĂ©s par des murs de degrĂ© coupe-feu deux heures REI 120 ou El 120 et par des portes de degrĂ© coupe-feu une heure EI 60 - les salles d'activitĂ©s socioculturelles des unitĂ©s d'hĂ©bergement du groupe A quand elles sont utilisĂ©es pour le travail pĂ©nitentiaire ;- les bibliothĂšques centrales d'une surface supĂ©rieure Ă  100 mÂČ ;- les locaux de stockage de pharmacies centrales d'une surface supĂ©rieure Ă  50 Ă©lĂ©ments verriers des baies d'Ă©clairage Ă©quipant les parois verticales intĂ©rieures peuvent ĂȘtre pare-flammes de degrĂ© une demi-heure E 30.Article 36Un dĂ©tecteur de fumĂ©es est installĂ© dans le sas d'entrĂ©e des cellules disciplinaires. Le systĂšme de dĂ©tection est reliĂ© Ă  un poste de permanence tenu de jour comme de installation partielle de dĂ©tection n'impose pas automatiquement l'installation d'un systĂšme de sĂ©curitĂ© incendie de catĂ©gorie vertical des bĂątimentsArticle 37Dans les circulations, les portes coupe-feu de recoupement peuvent ĂȘtre remplacĂ©es par des Ă©crans de cantonnement d'une hauteur adaptĂ©e aux conditions de fonctionnement, stable au feu de degrĂ© 1/4 d'heure DH30, et en matĂ©riau de catĂ©gorie M1 ou B - s3, 38Les parois des cages d'escalier situĂ©es en façade doivent ĂȘtre pare-flammes de degrĂ© une demi-heure E 30.Les parties de paroi, baies ou fenĂȘtres non pare-flammes de degrĂ© une demi-heure doivent ĂȘtre situĂ©es - Ă  2 mĂštres au moins des fenĂȘtres de la façade situĂ©e dans un mĂȘme plan ;- Ă  4 mĂštres au moins des fenĂȘtres d'une façade en retour ;- Ă  8 mĂštres au moins des fenĂȘtres d'une façade en vis Ă  parois des cages d'escalier non situĂ©es en façade doivent ĂȘtre coupe-feu de degrĂ© une heure El 60, Ă  l'exception des impostes et oculus qui peuvent ĂȘtre pare-flammes de degrĂ© une heure E 60.Les blocs-portes amĂ©nagĂ©s dans ces parois doivent ĂȘtre pare-flammes de degrĂ© une heure E 60.Article 39L'escalier doit ĂȘtre un escalier protĂ©gĂ© soit Ă  l'air libre, soit Ă  l'abri des fumĂ©es rĂ©pondant aux dĂ©finitions 40L'escalier protĂ©gĂ© doit - ne comporter aucune gaine, trĂ©mie, canalisation, vide-ordures, accĂšs Ă  des locaux divers, ascenseurs, Ă  l'exception de ses propres canalisations Ă©lectriques d'Ă©clairage, des colonnes sĂšches, des canalisations d'eau et chutes d'eau ;- comporter soit un Ă©clairage de remplacement constituĂ© par une dĂ©rivation issue directement du tableau principal sans traverser les sous-sols et sĂ©lectivement protĂ©gĂ©e, soit un Ă©clairage de sĂ©curitĂ© constituĂ© par des blocs autonomes de type non permanent conformes aux normes françaises les escaliers protĂ©gĂ©s peuvent comporter plusieurs accĂšs Ă  chaque 41L'escalier Ă  l'air libre est un escalier dont la paroi donnant sur l'extĂ©rieur est ouverte sur au moins la moitiĂ© de sa surface sur toute sa longueur. Il doit en outre rĂ©pondre aux prescriptions de l'article 38 42L'escalier Ă  l'abri des fumĂ©es est un escalier fermĂ© sur toutes ses faces par des parois qui doivent ĂȘtre coupe-feu de degrĂ© une heure EI 60, Ă  l'exception des impostes et oculus qui doivent ĂȘtre pare-flammes de degrĂ© une heure E 60. Le bloc-porte sĂ©parant l'escalier Ă  l'abri des fumĂ©es de la circulation protĂ©gĂ©e doit ĂȘtre pare-flammes de degrĂ© une heure E 60.La cage d'escalier doit ĂȘtre, en temps normal, fermĂ©e Ă  sa partie supĂ©rieure et Ă  sa partie infĂ©rieure, ce qui exclut toute aĂ©ration permanente. Elle doit comporter Ă  son extrĂ©mitĂ© supĂ©rieure un ouvrant ou un exutoire d'une surface libre d'au moins 1 mÂČ. La section est calculĂ©e en tenant compte des Ă©ventuelles grilles de protection mises en place. Le dispositif de commande de l'ouverture est situĂ© au rez-de-chaussĂ©e. Dans le cas oĂč cette ouverture n'est pas rĂ©alisable, l'escalier doit pouvoir ĂȘtre mis en rez-de-chaussĂ©e, l'escalier doit aboutir soit Ă  l'extĂ©rieur, soit dans un hall ou une circulation horizontale largement 43Les escaliers mettant en communication les sous-sols et le reste du bĂątiment doivent comporter au moins un bloc-porte coupe-feu de degrĂ© une demi-heure Ă©quipĂ© d'un ferme-porte EI 30-C. Ces escaliers doivent aboutir, au rez-de-chaussĂ©e, dans un hall ou une circulation horizontale et ne doivent pas aboutir dans les escaliers desservant les volĂ©es et paliers de l'escalierArticle 44Les escaliers doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©s en matĂ©riaux incombustibles ou de catĂ©gorie de la cage d'escalierArticle 45Les revĂȘtements des parois verticales, du rampant et des plafonds de la cage d'escalier doivent rĂ©pondre aux dispositions de l'article 12-2 si l'escalier est Ă  l'air libre, aucune prescription n'est imposĂ©e pour les revĂȘtements collĂ©s Ă  la face supĂ©rieure des horizontales protĂ©gĂ©esArticle 46La distance Ă  parcourir entre la porte de chaque cellule ou local autre que des locaux techniques et la porte de l'escalier ou l'accĂšs Ă  l'air libre ne doit pas dĂ©passer 40 mĂštres s'il y a le choix entre plusieurs issues, 30 mĂštres dans les autres 47Le dĂ©senfumage est rĂ©alisĂ© dans les conditions suivantes - toutes les circulations horizontales doivent ĂȘtre dĂ©senfumĂ©es ;- les escaliers doivent ĂȘtre mis Ă  l'abri des fumĂ©es ;- les locaux aveugles de plus de 100 mÂČ ou situĂ©s en sous-sol, ainsi que les locaux de plus de 300 mÂČ au rez-de-chaussĂ©e ou en Ă©tage sont dĂ©senfumĂ©s ;- les installations de dĂ©senfumage des circulations et des locaux visĂ©s doivent ĂȘtre conformes Ă  l'instruction technique n° 246 relative au dĂ©senfumage dans les Ă©tablissements recevant du public, sous rĂ©serve de l'application des dispositions techniques du prĂ©sent arrĂȘtĂ© ;- le dĂ©senfumage est actionnĂ© par zone de dĂ©senfumage. En aggravation aux dispositions de l'instruction technique n° 246, on doit pouvoir dĂ©senfumer simultanĂ©ment toutes les zones d'un mĂȘme niveau et l'installation doit ĂȘtre calculĂ©e pour le niveau correspondant au plus grand dĂ©bit ;- l'emplacement des commandes de dĂ©senfumage peut ĂȘtre situĂ© dans un endroit uniquement accessible par le et gaines traversant des murs ou des planchersArticle 48Les conduits ou gaines traversant des murs ou des planchers peuvent altĂ©rer les caractĂ©ristiques de rĂ©sistance au feu de ces parois. Il convient, en consĂ©quence, de prendre les mesures nĂ©cessaires pour rĂ©tablir les caractĂ©ristiques objectifs dĂ©finis ci-dessus peuvent ĂȘtre atteints - soit par l'emploi de conduits et gaines assurant un "coupe-feu de traversĂ©e" d'une durĂ©e au moins Ă©gale au degrĂ© de rĂ©sistance au feu de la paroi traversĂ©e avec un maximum de 60 minutes ;- soit par utilisation de dispositifs d'obturation ayant obtenu un avis favorable du comitĂ© d'Ă©tude et de classification des matĂ©riaux et Ă©lĂ©ments de construction par rapport au danger incendie CECMI ;- soit par le respect des dispositions fixĂ©es au prĂ©sent et gaines mettant en communication des niveaux diffĂ©rentsArticle 49Les conduits mettant en communication des niveaux diffĂ©rents ne sont pas nĂ©cessairement incorporĂ©s dans une gaine lorsqu'ils sont situĂ©s dans les locaux ou des circulations horizontales communes et rĂ©alisĂ©s en matĂ©riaux incombustibles ou de catĂ©gorie A1, ou en PVC M1 avec renforcement, d'un diamĂštre au plus Ă©gal Ă  125 mm et Ă  condition que l'espace libre autour des conduits Ă  chaque niveau soit rebouchĂ© sur toute l'Ă©paisseur du plancher par des matĂ©riaux incombustibles ou de catĂ©gorie 50Les conduits, y compris les calorifugeages Ă©ventuels, rĂ©alisĂ©s en matĂ©riaux de catĂ©gorie M1 ou BL - s2, d0 BL - s3, d0 pour l'isolation, les canalisations constamment en charge d'eau rĂ©alisĂ©es en matĂ©riaux M4 ou D - s3, d0, les canalisations Ă  passage d'eau intermittent rĂ©alisĂ©es en matĂ©riaux de catĂ©gorie M1 ou B - s2, d0, d'un diamĂštre au plus Ă©gal Ă  125 mm peuvent ĂȘtre contenus dans un recoupement du coffrage est obligatoire Ă  tous les niveaux. Il doit ĂȘtre rĂ©alisĂ© en matĂ©riaux incombustibles ou de catĂ©gorie Al, occupant sur toute l'Ă©paisseur du plancher la totalitĂ© de l'espace restant libre autour des 51Les conduits, y compris les calorifugeages Ă©ventuels, rĂ©alisĂ©s en matĂ©riaux des catĂ©gories M2 Ă  M4 ou C - s2, d0 Ă  D - s3, d0 doivent, sauf exception visĂ©e Ă  l'article 52 ci-aprĂšs, ĂȘtre contenus dans une gaine dont les parois sont coupe-feu de degrĂ© une demi-heure EI 30, que le feu se situe Ă  l'intĂ©rieur ou Ă  l'extĂ©rieur de la trappes et portes de visites amĂ©nagĂ©es dans ces gaines doivent ĂȘtre coupe-feu de degrĂ© 1/4 d'heure EI 15 si leur surface est infĂ©rieure Ă  0,25 mÂČ, une demi-heure au-delĂ  EI 30.Le recoupement de la gaine est obligatoire au niveau du plancher haut du sous-sol et au niveau du plancher haut des locaux techniques. Ce recoupement doit ĂȘtre rĂ©alisĂ© en matĂ©riaux incombustibles ou de catĂ©gorie et gaines traversant des murspour lesquels sont exigĂ©es des propriĂ©tĂ©s de rĂ©sistance au feuArticle 5252-1. Les conduits rĂ©alisĂ©s en matĂ©riaux classĂ©s en catĂ©gorie M4 ou D - s3, d0 doivent, sauf exceptions visĂ©es aux articles 52-2, 52-3, 52-4 et 52-5 ci-aprĂšs, ĂȘtre contenus dans des gaines doivent avoir de part et d'autre des parois traversĂ©es une rĂ©sistance au feu de degrĂ© moitiĂ© de la rĂ©sistance au feu desdites parois, que le feu soit Ă  l'extĂ©rieur ou Ă  l'intĂ©rieur de la Les conduits non incorporĂ©s dans une gaine doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©s en matĂ©riaux - incombustibles ou A1 si les murs traversĂ©s sĂ©parent un local d'un local visĂ© aux articles 35 et 63 ou d'un sous-sol ;- classĂ©s en catĂ©gorie M1 ou B2 - s3, d0 pour les diamĂštres au plus Ă©gaux Ă  125 mm si les murs traversĂ©s sĂ©parent des locaux autres que ceux visĂ©s aux articles 35 et Les conduits de ventilation des gaines doivent ĂȘtre traitĂ©s comme la gaine Les conduits autres que ceux visĂ©s en 52-3 ci-dessus traversant les sous-sols ne sont soumis Ă  aucune prescription sauf en ce qui concerne les conduits de diamĂštre supĂ©rieur Ă  125 mm qui doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©s en matĂ©riaux de catĂ©gorie M1 ou A2 - s2, Lorsque les gaines sont placĂ©es entre locaux ou entre locaux et circulations, elles doivent Ă©galement assurer les performances demandĂ©es aux parois sĂ©paratives en cause et fixĂ©es Ă  l'article 28 et conduites montantes de gazArticle 53Les gaines pour conduites montantes de gaz doivent ĂȘtre Ă©tablies de maniĂšre - Ă  Ă©viter que le gaz provenant d'une fuite Ă©ventuelle sur la conduite montante ou les appareillages raccordĂ©s puisse se rĂ©pandre dans les circulations communes ;- Ă  rejeter vers l'extĂ©rieur le gaz provenant d'une telle fuite ;- Ă  limiter les effets d'une explosion Ă©ventuelle afin de ne pas empĂȘcher l'utilisation de l'escalier rĂ©putĂ©es satisfaire aux exigences du prĂ©sent article, les installations pour conduites montantes de gaz rĂ©alisĂ©es conformĂ©ment aux dispositions du prĂ©sent 5454-1. Les gaines pour conduites montantes de gaz doivent ĂȘtre accessibles et visitables depuis les circulations Le recoupement de la gaine est obligatoire au niveau du plancher haut du sous-sol. Ce recoupement doit ĂȘtre rĂ©alisĂ© en matĂ©riaux incombustibles ou de catĂ©gorie A1. A chaque traversĂ©e de plancher, la gaine doit comporter un passage libre d'au moins 100 cmÂČ. Toutefois si la gaine est recoupĂ©e en plusieurs compartiments superposĂ©s, chacun d'entre eux doit ĂȘtre ventilĂ© dans les conditions des articles 54-5, 54-6 ou La ventilation de la gaine peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e par tirage naturel ou par extraction mĂ©canique Cas du tirage naturel a A sa partie supĂ©rieure, la gaine est ouverte sur l'extĂ©rieur par l'intermĂ©diaire d'un orifice ou d'un conduit d'au moins 150 cmÂČ protĂ©gĂ© contre l'introduction de la pluie ;b A sa partie basse, la gaine est en communication avec l'extĂ©rieur - soit directement par l'intermĂ©diaire d'un orifice ou d'un conduit ;- soit indirectement par l'intermĂ©diaire d'un orifice ou d'un conduit dĂ©bouchant en partie basse dans un volume ventilĂ© hall d'immeuble, local commun, circulation commune horizontale, vide sanitaire ventilĂ©....La section de ces orifices et conduits ne peut ĂȘtre infĂ©rieure Ă  100 Cas de l'extraction mĂ©canique Les sections minimales indiquĂ©es aux paragraphes a et b du prĂ©sent article ne sont pas imposĂ©es dans ce plus, dans le cas d'une distribution de gaz plus lourds que l'air, la prise d'air se fait soit directement sur l'extĂ©rieur, soit sur un espace ventilĂ© et situĂ© au-dessus du sol extĂ©rieur. En aucun cas, la prise ne doit se faire dans un sous-sol, mĂȘme ventilĂ©, ni en vide Lorsque l'amenĂ©e d'air Ă  la gaine se fait par un conduit qui traverse un sous-sol ou un vide sanitaire, les parois de ce conduit doivent ĂȘtre coupe-feu de mĂȘme degrĂ© que celui des planchers Lorsque l'installation de gaz contenue dans la gaine ne comporte aucun raccord mĂ©canique, aucune prescription particuliĂšre n'est applicable aux parois de la gaine. De plus, la gaine peut ĂȘtre recoupĂ©e en plusieurs compartiments Ă  la condition que chacun d'eux comporte un orifice de ventilation de 50 cmÂČ environ pratiquĂ© dans une paroi accessible depuis une circulation commune et situĂ© en partie haute de cette paroi pour les gaz plus lĂ©gers que l'air et en partie basse pour les gaz plus lourds que l' Si l'une des parois de la gaine donne directement sur l'extĂ©rieur, la gaine peut ĂȘtre recoupĂ©e en plusieurs compartiments comportant chacun en partie basse une amenĂ©e d'air de 50 cmÂČ et en partie haute une sortie d'air de 50 cmÂČ Ă©tablies dans la paroi donnant sur l' Une gaine commune aux conduites montantes de gaz et Ă  d'autres conduits, gaines ou canalisations Ă©lectriques, doit rĂ©pondre aux prescriptions des articles 53 Ă  outre, la partie de gaine rĂ©servĂ©e Ă  la conduite montante de gaz doit ĂȘtre sĂ©parĂ©e du reste du volume de la gaine lorsque la conduite montante comporte des assemblages mĂ©caniques. La paroi de sĂ©paration sera pare-flammes 1/4 d'heure E 15 et rĂ©alisĂ©e en matĂ©riaux incombustibles ou de catĂ©gorie A1. La paroi peut ne pas utiliser toute la profondeur de la gaine commune si cette derniĂšre dimension excĂšde 30 55Les caractĂ©ristiques de rĂ©sistance au feu des parois, des portes et trappes de visite de la gaine sont dĂ©terminĂ©es par le tableau ci-aprĂšs SITUATION DE LA GAINEEn cage d'escalierEn parties communes autresParoisPortes et trappesde visite **ParoisPortes et trappesde visite **Solutioninterdite *Solutioninterdite *CF 1/4 heureou EI 15PF 1/4 heureou E 15* Cette solution est admise si l'escalier est Ă  l'air libre . Dans ce cas, les prescriptions applicables sont celles des gaines en parties communes autres.** Si le bloc-porte de la gaine donne dans une circulation horizontale protĂ©gĂ©e, le bloc-porte comportera une feuillure munie d'un joint destinĂ© Ă  lui assurer une Ă©tanchĂ©itĂ© 56Si la gaine est sĂ©parĂ©e des circulations communes par un local technique ou de service avec lequel elle communique et est ventilĂ©e par l'intermĂ©diaire de ce local lui-mĂȘme ventilĂ©, elle doit rĂ©pondre aux prescriptions ci-aprĂšs a La gaine doit ĂȘtre recoupĂ©e Ă  tous les La ventilation du local communicant doit ĂȘtre assurĂ©e - soit par un conduit collecteur et des raccordements individuels de hauteur d'Ă©tage tant pour l'amenĂ©e que pour la sortie d'air ;- soit par un systĂšme Ă  extraction mĂ©canique. Dans ce cas, les raccordements individuels de hauteur d'Ă©tage ne sont pas La ventilation de chaque compartiment de la gaine recoupĂ©e doit se faire - par une amenĂ©e d'air provenant du local communicant, placĂ©e en partie basse de la cloison de sĂ©paration ;- par une sortie d'air en partie haute, par conduit collecteur et raccordement individuel de hauteur d'Ă©tage. Ce conduit collecteur peut ĂȘtre confondu avec le conduit collecteur visĂ© au b Si les degrĂ©s pare-flammes ou coupe-feu des parois et du bloc-porte de l'ensemble gaine-local sont au moins Ă©quivalents Ă  ceux que doit possĂ©der la gaine et sa porte selon l'article 55 ci-avant, la gaine et son bloc-porte pourront ĂȘtre pare-flammes de degrĂ© 1/4 d'heure E 15.Autres gainesGaines pour colonnes montantes "Ă©lectricitĂ©"Article 57En complĂ©ment des dispositions gĂ©nĂ©rales prĂ©vues au titre Ier et au prĂ©sent titre, lorsque les colonnes montantes "Ă©lectricitĂ©" sont mises en place dans des gaines contenant un ou plusieurs autres conduits, elles doivent ĂȘtre sĂ©parĂ©es de ces derniers par une paroi pare-flammes de degrĂ© 1/4 d'heure E 15 et rĂ©alisĂ©e en matĂ©riaux incombustibles ou de catĂ©gorie paroi de sĂ©paration susvisĂ©e peut ne pas occuper toute la profondeur de la gaine commune si cette derniĂšre dimension excĂšde nettement la dimension de protection recherchĂ©e 30 cm.Conduits et circuits de ventilationArticle 58Les installations de ventilation doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es de maniĂšre Ă  Ă©viter la propagation du feu et des fumĂ©es dans tout local autre que celui oĂč le feu a pris tous les cas, tout conduit collectif de ventilation mĂ©canique ou naturelle doit ĂȘtre rĂ©alisĂ© en matĂ©riaux incombustibles ou de catĂ©gorie A1. L'ensemble de ce conduit et de son enveloppe Ă©ventuelle calorifugeage et gaine doit ĂȘtre coupe-feu de degrĂ© une demi-heure ou EI 30. Les trappes de visite Ă©ventuelles sont en matĂ©riaux incombustibles ou de catĂ©gorie A1, et ont un degrĂ© pare-flammes une demi-heure E 30.Lorsque le systĂšme de ventilation mĂ©canique contrĂŽlĂ©e est du type double flux, les rĂ©seaux doivent ĂȘtre conçus de telle façon qu'il ne puisse y avoir, en cas d'incendie, de mĂ©lange de l'air extrait avec l'air insufflĂ© par l'Ă©changeur de gĂ©nĂ©rales applicables aux installationsde ventilation mĂ©canique contrĂŽlĂ©eArticle 59L'exigence de non-propagation du feu et des fumĂ©es est rĂ©putĂ©e satisfaite pour tous les systĂšmes si l'une des prescriptions suivantes a ou b est respectĂ©e a Chaque bouche est munie d'un volet pare-flammes de degrĂ© une demi-heure E 30 ou le conduit de raccordement Ă©ventuel de chaque local au conduit collecteur est Ă©quipĂ© d'un clapet assurant le coupe-feu de traversĂ©e de 30 minutes ; ces dispositifs sont contrĂŽlables et remplaçables ; ils sont actionnĂ©s par un dispositif thermique fonctionnant Ă  70 °C placĂ© dans le flux d'air extrait ; ce dispositif ne doit pas ĂȘtre utilisĂ© lorsque le systĂšme de ventilation assure l'Ă©vacuation des gaz de combustion des appareils raccordĂ©s VMC-gaz ;b Le fonctionnement du ventilateur doit ĂȘtre assurĂ© en permanence ; cette condition est rĂ©alisĂ©e quand - l'alimentation Ă©lectrique du ventilateur est protĂ©gĂ©e de façon Ă  ne pas ĂȘtre affectĂ©e par un incident survenant sur les autres circuits et ne traverse pas de locaux tels que dĂ©finis aux articles 35 et 63 du prĂ©sent rĂšglement, ou assurĂ©e par un groupe Ă©lectrogĂšne de secours dont la mise en marche est asservie Ă  la coupure de l'alimentation Ă©lectrique normale. Le fonctionnement du groupe Ă©lectrogĂšne et du dispositif de mise en marche automatique doit ĂȘtre vĂ©rifiĂ© au moins une fois par mois ;- le ventilateur est, au sens de l'annexe technique VMC 6 - de catĂ©gorie 1 pour un taux de dilution R 7 > 3,5 ;- de catĂ©gorie 2 pour 1,6 < R ≀ R 3,5 ;- de catĂ©gorie 3 pour 1 < R ≀ R 1,6 ;- de catĂ©gorie 4 pour R ≀ 1.6 ArrĂȘtĂ© du 18 novembre 1987. 7 La tempĂ©rature des gaz Ă  l'entrĂ©e du groupe moto-ventilateur dĂ©pend du taux de dilution des gaz provenant du local sinistrĂ© dans l'air provenant des autres locaux. Ce taux de dilution R est Ă  calculer selon les prescriptions de l'annexe technique "ventilateurs de VMC".RĂšgles particuliĂšres applicables aux installationsde VMC Ă©quipĂ©es de bouches incombustiblesArticle 60Les dispositions de l'article 59 ne sont pas exigĂ©es si les prescriptions ci-aprĂšs sont simultanĂ©ment respectĂ©es a Lorsqu'elles sont soumises au programme thermique normalisĂ© en Ă©tant exposĂ©es au feu cĂŽtĂ© local, les bouches d'extraction mĂ©canique doivent rester en place au bout du temps correspondant au degrĂ© coupe-feu du conduit. De plus, leur dĂ©bit ne doit pas augmenter de plus de 25 % lorsqu'elles sont exposĂ©es Ă  une tempĂ©rature de 300 °C cĂŽtĂ© conduit ;b La distance de la sortie de l'air libre des conduits collectifs par rapport aux obstacles plus Ă©levĂ©s qu'eux doit ĂȘtre au moins Ă©gale Ă  la hauteur de ces obstacles. Toutefois, la distance maximale exigible est fixĂ©e Ă  8 mĂštres ;c Afin de limiter le refoulement des fumĂ©es par des bouches d'extraction mĂ©canique, le systĂšme de ventilation doit ĂȘtre conçu de maniĂšre que, pour chaque conduit collectif, l'une des dispositions suivante soit respectĂ©e c 1. A chaque niveau, la somme des pertes de charge d'une bouche d'extraction et de son raccordement individuel au conduit collectif doit ĂȘtre supĂ©rieure de 50 Pa Ă  la perte de charge du rĂ©seau collectif compris entre le niveau desservi le plus Ă©levĂ© et la sortie Ă  l'air libre, pertes de charge de tout le rĂ©seau collectif et du ventilateur Ă  l'arrĂȘt comprises. Les pertes de charge doivent ĂȘtre calculĂ©es sur la base des dĂ©bits maximaux existant en tout point du rĂ©seau collectif en fonctionnement certains dĂ©bits sont rĂ©glables, ils seront comptĂ©s Ă  leur valeur 2. Un dispositif mĂ©canique doit modifier automatiquement, en cas d'arrĂȘt du fonctionnement de la ventilation, les caractĂ©ristiques du rĂ©seau d'extraction de façon qu'elles rĂ©pondent Ă  la condition c 1 dĂ©finie ci-dessus. Ce dispositif doit ĂȘtre Ă©tanche en position fermĂ©e. Son ouverture doit ĂȘtre asservie Ă  l'arrĂȘt de l'extraction mĂ©canique ; la remise en marche de cette derniĂšre doit assurer la fermeture automatique du dispositif. Cela peut ĂȘtre rĂ©alisĂ© des deux maniĂšres suivantes - ventilateur d'extraction muni d'un dispositif mĂ©canique permettant une ouverture Ă  l'extĂ©rieur du bĂątiment ;- dispositif mĂ©canique amĂ©nagĂ© en partie haute de chaque conduit collectif permettant une ouverture Ă  l'extĂ©rieur du bĂątiment et ayant une surface libre horizontale Ă©gale Ă  la section du ventilation mĂ©canique inversĂ©e, seul le dispositif de mise Ă  l'air libre de chaque conduit collectif visĂ© Ă  c 2 est de sĂ©curitĂ©Article 61Les circulations des bĂątiments sont Ă©quipĂ©es soit d'un Ă©clairage de remplacement, soit d'un Ă©clairage de sĂ©curitĂ©, identique Ă  celui prĂ©vu Ă  l'article 40 ci-avant pour les escaliers locaux de plus de 50 mÂČ Ă  usage d'activitĂ©s socioculturelles et Ă©ducatives, de santĂ© et d'accueil des visiteurs sont Ă©quipĂ©s d'un Ă©clairage de sĂ©curitĂ© basĂ© sur un flux lumineux d'au moins 5 lumens par mĂštre carrĂ© de surface du IIIDISPOSITIONS PARTICULIÈRES APPLICABLES AUX LOCAUX DU PERSONNELET AUX LOCAUX DÉVOLUS À DES ACTIVITÉS DE TRAVAIL ET DE FORMATION DES DÉTENUSArticle 62En complĂ©ment des dispositions prĂ©vues au titre Ier, les dispositions techniques du prĂ©sent titre s'appliquent aux locaux du groupe B dĂ©finis particuliersArticle 63Les locaux suivants sont isolĂ©s des autres locaux et dĂ©gagements par des murs coupe-feu de degrĂ© deux heures REI 120 ou EI 120 et des portes de degrĂ© coupe-feu une heure EI 60 - les armureries ;- les ateliers de reprographie ;- les locaux de conservation de documents informatiques ;- les lingeries centrales d'une surface supĂ©rieure Ă  50 mÂČ ;- les dĂ©pĂŽts contenant au moins 150 litres de produits inflammables ;- les ateliers d'entretien et de rĂ©paration ;- les ateliers de production ou de formation ;- les locaux fixes de secoursArticle 64Dans les Ă©tablissements dont la capacitĂ© 8 est supĂ©rieure Ă  100 places de dĂ©tention, en complĂ©ment des dispositions prĂ©vues Ă  l'article 17 du prĂ©sent rĂšglement, la dĂ©fense contre l'incendie est assurĂ©e dans les locaux suivants par des RIA19/6 mm - les ateliers de reprographie ;- les lingeries centrales d'une surface supĂ©rieure Ă  50 mÂČ ;- les dĂ©pĂŽts contenant au moins 150 litres de produits inflammables ;- les ateliers visĂ©s Ă  l'article 63 ci-avant de plus de 100 mÂČ situĂ©s en sous-sol, ainsi que ceux de plus de 300 mÂČ situĂ©s au rez-de-chaussĂ©e ou en Ă©tage.8 La capacitĂ© d'accueil est calculĂ©e suivant la circulaire NOR JUSE8840016C du 17 mars 1988. Cuisines et locaux associĂ©sArticle 65Pour les cuisines et locaux associĂ©s, une installation rĂ©alisĂ©e conformĂ©ment aux dispositions prĂ©vues au chapitre X, titre Ier, du livre II du rĂšglement de sĂ©curitĂ© contre les risques d'incendie et de panique dans les Ă©tablissements recevant du public, pris par arrĂȘtĂ© du 25 juin 1980 modifiĂ©, est automatique d'incendieArticle 66Les locaux suivants - les armureries ;- les archives du greffe ;- les locaux de conservation de documents informatiques ;- les dĂ©pĂŽts contenant au moins 150 litres de produits inflammables ;- les ateliers visĂ©s Ă  l'article 63 ci-avant de plus de 100 mÂČ situĂ©s en sous-sol, ainsi que ceux de plus de 300 mÂČ situĂ©s au rez-de-chaussĂ©e ou en Ă©tagesont surveillĂ©s par un systĂšme de dĂ©tection automatique d'incendie appropriĂ© aux tableau de signalisation de ce systĂšme doit ĂȘtre implantĂ© dans le poste de contrĂŽle de l' installation partielle de dĂ©tection n'impose pas automatiquement l'installation d'un systĂšme de sĂ©curitĂ© incendie de catĂ©gorie au feu des revĂȘtements des locaux particuliersArticle 67Dans les locaux visĂ©s Ă  l'article 63 ci-avant, les revĂȘtements de sol sont en matĂ©riaux ayant une rĂ©action au feu de catĂ©gorie M2 ou BFL - sl ; les revĂȘtements muraux et les plafonds sont en matĂ©riaux ayant une rĂ©action au feu de catĂ©gorie M0 ou A2 - s2, d0. 1La chaleur du climat tempĂ©rĂ© et l’humiditĂ© de l’atmosphĂšre agissant sur un sol fertile, rendent dans les Ăźles des mers du Sud la croissance de la vĂ©gĂ©tation rapide et abondante. Mais du point de vue botanique, en comparaison de celle de la Nouvelle-Hollande ou des autres pays inter-tropicaux, cette vĂ©gĂ©tation est plus riche que nombreuse bien que la flore de la PolynĂ©sie soit moins variĂ©e et brillante que celle de la Nouvelle-Galles du Sud et que parmi ses essences d’arbres prĂ©cieux on ne compte ni le chĂȘne d’Europe, ni le teck de l’Inde, ni le cĂšdre d’AmĂ©rique, ni les eucalyptus de la Nouvelle-Hollande, ni le pin de la Nouvelle-ZĂ©lande, les bons bois de construction ne lui font pas dĂ©faut. 2Beaucoup de collines peu Ă©levĂ©es et les flancs des plus hautes montagnes sont couverts de forĂȘts de grands arbres. Parmi lesquels le plus prĂ©cieux est l’apape. Il ressemble par son mode de croissance Ă  l’eucalyptus de la Nouvelle-Hollande et au pin de Nouvelle-ZĂ©lande. Son tronc, droit, dĂ©pourvu de branches est d’un diamĂštre de deux ou trois pieds. Il s’élĂšve Ă  quarante ou cinquante pieds et est couronnĂ© d’un lĂ©ger bouquet de feuilles vert pĂąle, assez semblables Ă  la frondaison du frĂȘne anglais. Son bois, plus dur que celui du pin et d’une superbe couleur rose ou saumon, se travaille facilement et est de longue durĂ©e. Il est souvent employĂ© par les indigĂšnes pour la construction de leurs pirogues. Le faifai est un autre arbre qui lui ressemble. Il est d’une taille un peu plus petite, d’une couleur jaune vif, et d’une texture trĂšs dure. On trouve une quantitĂ© de petites espĂšces de bois dans les montagnes, mais les deux espĂšces ci-dessus sont les plus prĂ©cieuses. 3A cĂŽtĂ© de ceux-ci, il y a de nombreuses espĂšces qui croissent sur les flancs des collines et relient les forĂȘts de la montagne aux bois des vallĂ©es ou de la plaine. La principale est le aito ou toa, casuarina equasitifolia. Sa forme est particuliĂšrement lĂ©gĂšre et gracieuse et surpasse en beautĂ© les pins les plus sveltes. Le bois quand on vient de le couper est d’un rouge profond, mais exposĂ© Ă  l’air, il prend une coloration brun foncĂ© ou noire. Il est extrĂȘmement dur et se conserve plus longtemps qu’aucun autre bois des Ăźles. Les Ă©trangers l’appellent souvent bois de fer, et il Ă©tait jadis employĂ© par les indigĂšnes pour la fabrication d’armes de guerre. Le reva, galaxa sparta, est un autre arbre, de grandes dimensions et trĂšs utile, qui pousse sur le flanc des montagnes oĂč se trouve Ă©galement le tiairi, alurites triloba. La forme de cet arbre est majestueuse, son feuillage parfaitement blanc, met agrĂ©ablement en relief la verdure des flancs montagneux. 4Les arbres les plus prĂ©cieux et les plus beaux sont ceux qui poussent dans les vallĂ©es ou dans les plaines dont le principal est le splendide tamanu ou ati, callophyllum inophyllum. Celui-ci, comme la plupart des arbres dans les Ăźles est toujours vert ; par leur forme, ses feuilles ressemblent Ă  celles du laurier, mais sont plus foncĂ©es et plus brillantes ; le tronc dĂ©passe rarement en hauteur douze ou vingt pieds avant de se diviser en branches, cependant c’est un des arbres les plus magnifiques du pays. Le tronc a souvent un diamĂštre de quatre pieds. Le grain du bois rappelle celui de l’acajou, la couleur en est plus claire, mais la texture est aussi serrĂ©e et le bois plus rĂ©sistant. C’est une des plus prĂ©cieuses espĂšces de bois de construction. Les indigĂšnes s’en servent non seulement pour fabriquer leurs ustensiles mĂ©nagers, mais aussi pour les quilles de leurs plus grandes pirogues, ce bois n’étant jamais attaquĂ© par les insectes. A cĂŽtĂ© de ces espĂšces, le hutu, Barringtonia speciosa, est l’arbre le plus splendide. Sa croissance et son feuillage rappellent beaucoup celui du magnolia et, en pleine floraison, sa masse gigantesque ornĂ©e de grandes fleurs blanches, dont les pĂ©tales sont bordĂ©s de rose vif, le rendent rĂ©ellement imposant. Le tronc a souvent trois ou quatre pieds de diamĂštre, mais bien que parfois utilisĂ©, il est moins apprĂ©ciĂ© que le tamanu ou tou qui est de l’espĂšce des cordia et est un arbre prĂ©cieux. Assez proche du ati, le miro, thespesia populnea, bien que de taille infĂ©rieure, est trĂšs apprĂ©ciĂ© de la population. Son bois est durable, son grain serrĂ©, et sa couleur d’un brun diaprĂ©. L’atai, bien qu’éphĂ©mĂšre, est un bel arbre ; c’est l’erythrina coralodendron, et lorsqu’il fleurit, son feuillage vert clair et lĂ©ger comme celui de l’acacia, garni de fleurs papilionacĂ©es d’un rouge vif, en font une joie pour les yeux. Ses branches sont parfois employĂ©es pour faire des barriĂšres, mais le bois du tronc est rarement utilisĂ©, Ă©tant extrĂȘmement spongieux. Les bords de la mer sont souvent ornĂ©s de diffĂ©rentes espĂšces de mimosa dont aucune n’a beaucoup de beautĂ© ni de valeur. Un des arbres qui rend les plus grands services est le purau ou fau, hibiscus tiliaceus. C’est lui qu’on trouve en grande abondance dans toutes les Ăźles et bien qu’il soit gĂ©nĂ©ralement tordu et branchu, son bois est lĂ©ger, rĂ©sistant et durable. A cause de son Ă©lasticitĂ©, de sa lĂ©gĂšretĂ© et de sa soliditĂ©, il est choisi pour faire les pagaies et les arcs ; il fournit les meilleures planches pour les embarcations indigĂšnes et ses longues branches Ă©lancĂ©es font d’excellents bois de charpente pour les habitations ordinaires. Le mara ou le pua, le beslaria laurijolia de Parkinson est aussi un arbre Ă©lĂ©gant et utile et ses fleurs sont parmi les plus odorantes des fleurs indigĂšnes. 5A cette liste de nombreuses autres espĂšces pourraient ĂȘtre ajoutĂ©es qui, bien qu’infĂ©rieures en nombre et en taille rendent d’apprĂ©ciables services aux indigĂšnes. A l’exception du purau, la plupart de ces arbres sont Ă  croissance lente. Par suite des modifications rĂ©centes dans le mode de vie des indigĂšnes, le bois de construction, beaucoup plus demandĂ©, est devenu moins abondant au cours de ces derniĂšres annĂ©es. De mĂȘme que les indigĂšnes n’aiment pas planter des arbres Ă  pain, ils s’attendent toujours Ă  obtenir une quantitĂ© suffisante de matĂ©riaux de construction, parmi les bois croissant spontanĂ©ment dans les forĂȘts. Il est donc Ă  craindre que s’ils ne prennent plus de prĂ©cautions, le bois de construction ne devienne extrĂȘmement rare dans les annĂ©es Ă  venir. On peut pourtant espĂ©rer que la grande quantitĂ© dont ils ont actuellement besoin les incitera Ă  se prĂ©occuper d’en planter un nombre suffisant. Nous avons souvent essayĂ© d’attirer leur attention sur ce point ; mais ils ne semblent pas juger cela nĂ©cessaire ; et il est possible que la croissance spontanĂ©e puisse ĂȘtre plus rapide et plus abondante que nous ne le prĂ©voyions. 6Il faut noter, Ă  cĂŽtĂ© des arbres qui leur fournissent le bois de construction, les plantes dont ils obtenaient jadis leur habillement. Parmi celles-ci la plus prĂ©cieuse est le auti, le morus papyrifera ou mĂ»rier Ă  papier chinois. La plus grande partie des Ă©toffes portĂ©es dans les Ăźles sont faites avec l’écorce de cette plante, cultivĂ©e comme l’osier ou le saule en Angleterre, avec la diffĂ©rence qu’au lieu d’un terrain bas et humide, on choisit ici un sol riche et sec. L’écorce de l’arbre Ă  pain est Ă©galement employĂ©e Ă  cet usage, mais l’arbre le plus en faveur est le aoa. 7Parmi les belles et si variĂ©es plantations, qui ornent les rives du lac de Maeva, se trouve un de ces arbres. Il se dresse prĂšs du grand temple de Tane, Ă  Tamapua, et est un des plus anciens et des plus imposants que j’aie vu dans les Ăźles. Par sa croissance, le aoa ressemble au banian de l’Orient et est probablement une variĂ©tĂ© de l’espĂšce. L’écorce paraĂźt lĂ©gĂšrement teintĂ©e et brillante, la feuille est petite, lancĂ©olĂ©e et d’une belle couleur vert Ă©pinard. C’est une plante pĂ©renne. Elle se reproduit par marcottage naturel des branches qui prennent rapidement racine. Lorsque la tige du jeune arbre atteint un diamĂštre de deux ou trois pouces, l’écorce des branches qui s’étendent gĂ©nĂ©ralement Ă  six pieds au-dessus du sol, commence Ă  se fendre. Un certain nombre de fines racines Ă  pointes jaunes en sortent et augmentent chaque annĂ©e en longueur et en quantitĂ©. Les branches poussent horizontalement et un peu inclinĂ©es ; Ă  diffĂ©rents endroits, des fibres surgissent Ă  travers l’écorce fendue et pendent comme de fines lianes brun foncĂ© parfois elles apparaissent comme une corde en un seul rhizome, tombant des branches les plus Ă©levĂ©es jusqu’au sol oĂč elles se terminent en un bouquet de fibres assez semblables Ă  un gland ou pompon ; ou bien il y a un seul rejet principal, dont une quantitĂ© d’autres se sĂ©parent Ă  des distances irrĂ©guliĂšres Ă  partir de son insertion dans la branche au-dessus et se termine en un paquet de petites fibres. Les diverses tiges sont parfois sĂ©parĂ©es les unes des autres sur une distance assez grande et, en bas, se rĂ©unissent en une seule racine. 8DĂšs que ces fibres indĂ©pendantes ont atteint le sol, elles s’enracinent et, au bout de quelques annĂ©es, deviennent des troncs solides, couverts d’une Ă©corce semblable Ă  celle de l’arbre original, et formant ainsi des piliers naturels aux branches qui s’étendent au-dessus. 9A cause de ce singulier processus, le aoa, Ă  Tamapua, a plutĂŽt l’apparence d’un bosquet que d’un arbre unique. Le tronc original a, Ă  ses cĂŽtĂ©s, deux ou trois troncs si gros qu’il n’est pas facile de distinguer l’ancĂȘtre de sa progĂ©niture ; et les fibres qui se sont enracinĂ©es et sont ainsi devenues autant de tiges ou troncs recouvrent un espace de plusieurs yards de circonfĂ©rence. Les branches latĂ©rales continuent Ă  s’étendre et des rejets de longueur et de dimension variĂ©es apparaissent dans toutes les directions donnant l’impression que bientĂŽt ils vont couvrir le pays d’une forĂȘt qui, en rĂ©alitĂ©, ne serait qu’un seul arbre. 10Mais l’aoa est encore plus curieux, lorsqu’il pousse prĂšs d’un de ces prĂ©cipices de haute montagne qui abondent dans les Ăźles. A une courte distance de Buaoa, oĂč les rochers sont extrĂȘmement escarpĂ©s, et presque Ă  la verticale, sur une Ă©tendue de cent pieds ou plus, un aoa semble avoir Ă©tĂ© plantĂ© au pied de la paroi rocheuse, les plus jeunes pousses sortant des branches Ă©tant plus rapprochĂ©es des rochers que du sol, semblent avoir Ă©tĂ© attirĂ©es par le prĂ©cipice. Il a trouvĂ© lĂ  des forces vives et l’arbre a continuĂ© Ă  s’élever et Ă  projeter de nouvelles fibres, toujours plus haut, jusqu’à ce qu’il ait atteint le sommet du prĂ©cipice. LĂ , un arbre Ă  branches s’est Ă©panoui, prĂ©sentant toutes les particularitĂ©s de l’aoa, cependant que la racine et la partie poussant le long de la paroi du roc ressemblent Ă  une forte haie entrelacĂ©e, s’étendant de la base au sommet du prĂ©cipice. 11Le rĂ©cit de l’origine de cet arbre est une des plus extraordinaires lĂ©gendes indigĂšnes elle dit que la lune prĂ©sente les mĂȘmes diversitĂ©s de monts et vallĂ©es que notre terre, qu’elle est ornĂ©e d’arbres parmi lesquels l’aoa dont les PolynĂ©siens pensent que les branches Ă©tendues, formant une ombre, provoquent les parties sombres de sa surface. Ils disent que, dans les temps anciens, un oiseau vola sur la lune et picora les baies de l’aoa, celles-ci sont plus petites que des grains de raisin. Les oiseaux les emportĂšrent facilement et survolant les Ăźles, en laissĂšrent tomber quelques semences qui, germant dans le sol, produisirent l’arbre aoa. 12ApparentĂ© de prĂšs Ă  l’aoa, est le mate, ficus prolixa. C’est un arbre utile ses baies donnent une superbe teinture pourpre et son Ă©corce fournit le cordage pour la fabrication des grands et solides filets servant Ă  prendre le saumon. Le romaha, uritica argentea, est Ă©galement une plante prĂ©cieuse, avec l’écorce de laquelle les indigĂšnes font leurs lignes de pĂȘche, rĂ©sistantes et souples et la corde pour leurs plus petits filets. 13Les espĂšces de lĂ©gumes, dont les indigĂšnes tirent la plus grande partie de leur alimentation sont nombreuses, variĂ©es et fort apprĂ©ciables ; parmi celles-ci, notons d’abord l’arbre Ă  pain, artocarpus qui est plus abondant et d’un emploi plus gĂ©nĂ©ral que tout autre. L’arbre est grand et donne beaucoup d’ombre. Son Ă©corce est rugueuse et de couleur claire ; son tronc mesure parfois deux ou trois pieds de diamĂštre et s’élĂšve de douze Ă  vingt pieds sans une seule branche. La silhouette de l’arbre est particuliĂšrement belle, ses feuilles sont larges et dĂ©coupĂ©es comme celle du figuier ; elles ont souvent douze ou dix-huit pouces de long, sont plutĂŽt Ă©paisses et ont une couleur vert foncĂ©, avec une surface aussi brillante que celles des arbres Ă  feuilles persistantes. 14Le fruit est gĂ©nĂ©ralement rond ou ovale. Il mesure en moyenne six pouces de diamĂštre ; il est couvert d’une peau assez rugueuse, marquĂ©e de petites divisions carrĂ©es ou losangĂ©es avec chacune une lĂ©gĂšre Ă©lĂ©vation au centre. Au dĂ©but de sa formation, il offre une coloration vert clair qui se transforme dans la suite en brun et prend au moment de la pleine maturitĂ©, une teinte d’un jaune Ă©clatant. Il est attachĂ© aux petites branches de l’arbre par une queue courte et Ă©paisse et pend seul ou en grappes de deux ou trois. La chair est douce. Au milieu du fruit une sorte de noyau dur tenant Ă  la queue est entourĂ© de graines en formation. FIG. 1. — Fruit de l’arbre Ă  pain. 15Sa fleur n’est pas particuliĂšrement jolie, mais avec son brillant feuillage et les centaines de grands fruits verts ou jaunĂątres dont il est chargĂ© cet arbre majestueux est une des plus splendides parures du paysage tahitien. On voit souvent deux ou trois de ces arbres poussant prĂšs d’une hutte rustique, autour de laquelle leurs nombreuses branches entrelacĂ©es forment un bosquet ombrageux. L’arbre se reproduit par rejet Ă  partir de la racine. Il porte des fruits aprĂšs cinq ans et continuera probablement d’en produire pendant cinquante ou soixante ans. 16Le fruit de l’arbre Ă  pain n’est jamais mangĂ© cru, sauf par les cochons. Les indigĂšnes ont diffĂ©rentes maniĂšres de l’accommoder. En voyage, ils le font souvent griller sur des braises d’un feu de bois et le mangent aprĂšs l’avoir pelĂ©, cette maniĂšre de le prĂ©parer est appelĂ© tunu pa, rĂŽtissage en croĂ»te ou dans sa coque. Parfois ainsi prĂ©parĂ©, il est plongĂ© dans de l’eau courante et forme aprĂšs ĂȘtre complĂštement saturĂ©, une sorte de pĂąte, pulpe moelleuse, sucrĂ©e et spongieuse, fort apprĂ©ciĂ©e des indigĂšnes. 17La meilleure maniĂšre de prĂ©parer le fruit de l’arbre Ă  pain, celle qui est la plus courante, est de le cuire dans un four de pierres chaudes. On gratte l’écorce, chaque fruit est coupĂ© en trois ou quatre morceaux et le noyau soigneusement enlevĂ© ; on dispose alors, au fond du trou servant de four, des pierres chaudes recouvertes de feuilles, sur lequelles les morceaux du fruit de l’arbre Ă  pain sont placĂ©s ; une couche de feuilles vertes est jetĂ©e par dessus, aprĂšs quoi, de nouvelles pierres chaudes sont disposĂ©es Ă  la surface ; le tout est ensuite recouvert de terre et de feuilles sur plusieurs pouces de profondeur. Le four demeure ainsi pendant une demi-heure ou plus. Ensuite, la terre et les feuilles sont enlevĂ©es et les morceaux du fruit de l’arbre Ă  pain sortis. L’extĂ©rieur en est gĂ©nĂ©ralement bien dorĂ© et l’intĂ©rieur prĂ©sente une substance pulpeuse, blanche ou jaunĂątre, ressemblant un peu Ă  la mie d’un petit pain de froment. Mais sa couleur, sa taille et son apparence sont ses seuls points communs avec du pain. Il a peu de goĂ»t et celui-ci est souvent douceĂątre ; il est quelque peu farineux, mais pas autant que certains autres lĂ©gumes, notamment que la pomme de terre anglaise dont il n’égale pas la saveur. Il est un peu astringent et n’est pas mauvais en tant que lĂ©gume, mais ne saurait remplacer le pain anglais. 18Pour les indigĂšnes des Ăźles des mers du Sud, il reprĂ©sente la principale nourriture et peut justement ĂȘtre appelĂ© la base de leur alimentation. Ils en sont extrĂȘmement friands et il se trouve ĂȘtre, de toute Ă©vidence, parfaitement adaptĂ© Ă  leur tempĂ©rament et trĂšs nourrissant on peut constater une amĂ©lioration trĂšs sensible dans l’état de beaucoup de gens quelques semaines aprĂšs le dĂ©but de la saison du fruit de l’arbre Ă  pain. Pour les chefs, il est gĂ©nĂ©ralement cuit deux ou trois fois par jour ; mais les gens du commun prĂ©parent rarement plus d’une fournĂ©e au cours de la mĂȘme pĂ©riode et frĂ©quemment mangent tihana, recuit, le fruit de la veille. 19Pendant la saison du fruit de l’arbre Ă  pain, les habitants d’un district se rassemblent parfois pour prĂ©parer une quantitĂ© d’opio. Celui-ci est gĂ©nĂ©ralement cuit dans un Ă©norme four. Une fosse de vingt Ă  trente pieds de circonfĂ©rence est creusĂ©e ; son fond est rempli de pierres, des bĂ»ches ou du petit bois sont empilĂ©s par-dessus et le tout est recouvert de grandes pierres. Le bois est alors allumĂ© ; et la chaleur est souvent si intense que les pierres sont quasiment liquĂ©fiĂ©es ». AprĂšs avoir Ă©tĂ© bien chauffĂ©es, les pierres sont mises de cĂŽtĂ©s et les fruits de l’arbre Ă  pain choisis trĂšs mĂ»rs sont jetĂ©s dedans par centaines, tels qu’ils ont Ă©tĂ© cueillis sur l’arbre et sont empilĂ©s au centre de la fosse ; quelques feuilles sont Ă©talĂ©es par-dessus ; les pierres chaudes sont remises, empilĂ©es en forme d’arche, au-dessus du tas et le tout est recouvert d’une Ă©paisseur d’un pied ou dix-huit pouces par des feuilles et de la terre. On n’y touche pas pendant un jour ou deux. Puis une ouverture est pratiquĂ©e sur le cĂŽtĂ© par laquelle les propriĂ©taires viennent en prendre jusqu’à ce que la provision soit Ă©puisĂ©e. Le fruit de l’arbre Ă  pain cuit de cette maniĂšre peut se conserver pendant plusieurs semaines aprĂšs l’ouverture du four. 20Bien que les fours Ă  opio en commun ou par district, aient eu des effets moins nĂ©fastes que les alambics publics Ă©difiĂ©s dans certaines rĂ©gions, ils Ă©taient la cause de dĂ©bauches et d’excĂšs trĂšs prĂ©judiciables Ă  la santĂ© ; ils Ă©taient d’un effet nĂ©faste sur la moralitĂ© des gens qui, frĂ©quemment quittaient leurs occupations habituelles et s’adonnaient nuit et jour Ă  une existence purement animale de la plus basse espĂšce, se livrant Ă  des rixes, des orgies et au sommeil jusqu’à ce que l’opio soit achevĂ©. Au cours des dix derniĂšres annĂ©es, trĂšs peu de fours Ă  opio ont Ă©tĂ© prĂ©parĂ©s, relativement petits, et maintenant ils sont complĂštement abandonnĂ©s. 21Un autre moyen de conserver le fruit de l’arbre Ă  pain est de le soumettre Ă  une lĂ©gĂšre fermentation et de le rĂ©duire en une substance molle appelĂ© mahi. Lorsque le fruit est mĂ»r, une grande quantitĂ© en est ramassĂ©e et mise en tas aprĂšs avoir grattĂ© l’écorce et enlevĂ© le noyau. Il reste ainsi jusqu’à ce qu’il ait subi le processus de fermentation et est alors battu pour en faire une espĂšce de pĂąte. Un trou est ensuite creusĂ© en terre dont le fond et les cĂŽtĂ©s sont garnis de feuilles vertes de ti ; le mahi est mis dans la fosse, recouvert de feuilles de ti puis de terre ou de pierres. Il peut ainsi ĂȘtre conservĂ© pendant plusieurs mois. Et, bien qu’indigeste et d’un goĂ»t plutĂŽt aigre, il est considĂ©rĂ© par les indigĂšnes comme une bonne nourriture pendant les mois de disette. Avant d’ĂȘtre consommĂ©, il sera divisĂ© en petites portions enveloppĂ©es de feuilles d’arbre Ă  pain et cuit dans un four indigĂšne. 22L’arbre Ă  pain, outre ce fait qu’il porte deux et souvent trois fois par an des fruits excellents et utiles, fournit une trĂšs bonne gomme ou rĂ©sine qui suinte en un Ă©pais liquide mucilagineux de l’écorce lorsqu’elle est entaillĂ©e et qui durcit lorsqu’il est exposĂ© au soleil ; on l’utilise pour rendre Ă©tanche les joints des pirogues. L’écorce des jeunes branches est employĂ©e pour fabriquer diffĂ©rentes variĂ©tĂ©s de tissus indigĂšnes. Le tronc de l’arbre fournit Ă©galement un excellent bois de menuiserie, le plus prĂ©cieux parmi ceux que possĂšdent les indigĂšnes. Il est employĂ© pour la construction de leurs pirogues et de leurs maisons ainsi que pour la fabrication de divers articles d’ameublement. Le bois est d’une belle teinte jaune et prend, sous l’effet de l’air, l’apparence de l’acajou. Il n’est pas rĂ©sistant, mais dure trĂšs longtemps, s’il n’est pas exposĂ© aux intempĂ©ries. 23Il est trĂšs probable que dans aucun des groupes d’üles du Pacifique, il n’existe une plus grande variĂ©tĂ© de ce fruit prĂ©cieux que dans les mers du Sud. Les diverses variĂ©tĂ©s mĂ»rissent Ă  des saisons diffĂ©rentes et la mĂȘme espĂšce parvient Ă  maturitĂ© dans une partie de Tahiti plus tĂŽt que dans une autre, ainsi n’y a-t-il que peu de mois durant lesquels des fruits mĂ»rs ne puissent se trouver dans quelque coin de l’üle. Les missionnaires ont identifiĂ© prĂšs de cinquante espĂšces. J’en possĂšde une liste, Ă©tablie par un des premiers missionnaires, mais je ne juge pas utile de l’inclure dans le prĂ©sent ouvrage. Les diffĂ©rentes espĂšces sont le paea, artocarpus incisa et le uru maohe, artocarpus integrifolia. 24AprĂšs le fruit de l’arbre Ă  pain, le taro, ou arum est la plante alimentaire la plus utile que possĂšdent les indigĂšnes. Un soin particulier est apportĂ© Ă  sa culture. Il a une grosse et solide racine en forme de tubercule, de forme allongĂ©e, et mesurant parfois de neuf Ă  douze pouces de long avec un diamĂštre de cinq ou six. La plante n’a pas de tige. Les larges feuilles en forme de cƓur prennent naissance Ă  la partie supĂ©rieure de la racine et la fleur est contenue dans une gaine ou spathe. Il en existe plusieurs variĂ©tĂ©s, pour trente-trois desquelles les indigĂšnes possĂšdent des noms. Comme la plante aime les sols humides, elle est cultivĂ©e dans les endroits marĂ©cageux. Une espĂšce de grande taille, appelĂ©e ape, arum costatum, souvent plantĂ©e dans des terrains secs, est aussi employĂ©e Ă  certaines saisons mais est considĂ©rĂ©e comme de qualitĂ© infĂ©rieure au taro. 25Toutes les variĂ©tĂ©s sont tellement amĂšres et d’un goĂ»t si Ăącre Ă  l’état cru, qu’elles provoquent de fortes douleurs et causent mĂȘme des plaies lorsqu’on les applique sur la langue ou le palais. Elles sont toujours cuites au four selon les procĂ©dĂ©s employĂ©s pour le fruit de l’arbre Ă  pain, la peau ou l’écorce Ă©tant d’abord grattĂ©e avec un coquillage. Les racines sont rĂ©sistantes gĂ©nĂ©ralement grises ou vert mouchetĂ©, cuites, elles deviennent savoureuses, farineuses et nourrissantes, ressemblant, plus que toute autre racine des Ăźles, Ă  la pomme de terre irlandaise. 26Les diverses variĂ©tĂ©s d’arums se propagent soit en transplantant les petites excroissances, appelĂ©es pohiri, qui entourent la racine principale ou bien en plantant la partie supĂ©rieure, la couronne de ces racines qu’on garde aprĂšs leur consommation. Ayant manquĂ© de produits alimentaires de chez nous, nous avons parfois essayĂ© de faire de la farine avec le fruit de l’arbre Ă  pain et le taro en employant des indigĂšnes Ă  rĂ©duire le fruit et la racine en une espĂšce de masse pulpeuse, la sĂ©chant ensuite au soleil, puis la faisant passer par un moulin Ă  main. Dans cet Ă©tat, le taro Ă©tait quelque peu amĂ©liorĂ© ; mais le fruit de l’arbre Ă  pain est rarement aussi bon que lorsqu’il est prĂ©parĂ© aussitĂŽt cueilli. 27Le uhi, ou igname, dioscoria alata, racine de grande valeur semble ĂȘtre indigĂšne dans la plupart des Ăźles des mers du Sud, et pousse remarquablement bien. Plusieurs espĂšces prospĂšrent dans les montagnes. La forme de la racine est souvent allongĂ©e et ronde ; sa chair plutĂŽt fibreuse est trĂšs farineuse et sucrĂ©e. L’espĂšce gĂ©nĂ©ralement employĂ©e est de couleur marron foncĂ©, avec une peau rugueuse ; elle est appelĂ©e par les indigĂšnes obura. 28L’igname est cultivĂ©e avec beaucoup d’attention, bien qu’en quantitĂ©s assez rĂ©duites, par suite du travail et des soins que cette culture nĂ©cessite. Les pentes des collines et les Ă©tendues ensoleillĂ©es qui se rencontrent parfois au fond des vallĂ©es sont choisies pour sa culture. On nivelle un certain nombre de petites terrasses les unes au-dessus des autres ; elles sont recouvertes d’un mĂ©lange de terre riche et de feuilles pourries. Les racines destinĂ©es Ă  ĂȘtre plantĂ©es sont conservĂ©es dans des paniers jusqu’à leur germination. Une igname est alors prise, et chacun de ses yeux, ou germe, est dĂ©coupĂ© avec une partie de chair adhĂ©rente, sur un pouce de long et un quart de pouce d’épaisseur. Ces morceaux, ayant parfois deux yeux chacun, sont Ă©tendus sur une planche et mis Ă  sĂ©cher quelque part dans la maison. Ce qui reste de la racine est cuit au four et consommĂ©. Cette maniĂšre de prĂ©parer les morceaux destinĂ©s Ă  ĂȘtre plantĂ©s n’est pas faite dans un but d’économie comme c’est le cas dans certaines rĂ©gions d’Irlande oĂč la pomme de terre est prĂ©parĂ©e pour ĂȘtre plantĂ©e, mais parce que les indigĂšnes s’imaginent qu’il vaut mieux planter des morceaux munis d’un Ɠil plutĂŽt que d’enterrer l’igname tout entiĂšre, ce qui, pensent-ils, la ferait pourrir. Je ne me hasarderais pas Ă  dire que ce systĂšme devrait ĂȘtre adoptĂ© pour la culture de la patate douce et des autres tubercules, car ce n’est qu’à propos de l’igname qu’elle est appliquĂ©e dans la culture indigĂšne. Lorsque les morceaux sont suffisamment secs, ils sont soigneusement mis en terre, les germes en haut, un petit tas de feuilles sĂšches placĂ© sur chacun d’eux et le tout lĂ©gĂšrement recouvert par des feuilles pourries. Lorsque les racines commencent Ă  gonfler, les cultivateurs » surveillent leur croissance et les recouvrent d’une terre riche et lĂ©gĂšre, gĂ©nĂ©ralement rĂ©pandue sur un pouce d’épaisseur. 29L’igname est une des racines les plus savoureuses et les plus nutritives produites dans les Ăźles. Les indigĂšnes la cuisent gĂ©nĂ©ralement au four ; mais elle est tout aussi bonne bouillie, et comme elle peut ĂȘtre conservĂ©e, aprĂšs avoir Ă©tĂ© sortie du sol, plus longtemps que d’autres racines, elle est la plus parfaite provision pour les voyages en mer. Et on peut seulement regretter qu’elle ne soit pas plus gĂ©nĂ©ralement cultivĂ©e. Elle pousse peu dans les Ăźles du Roi George ; peut-ĂȘtre davantage dans le groupe de la SociĂ©tĂ©, mais l’üle Charles Saunders est rĂ©putĂ©e pour ses ignames. 30L’umara, ou patate douce, convolvulus batatus, ou chrysorizus, est cultivĂ©e par les indigĂšnes pour leur alimentation. La plus riche terre noire est choisie comme terrain. La terre est amoncelĂ©e en tas d’un diamĂštre de neuf ou dix pieds, sur une hauteur de trois pieds. Ils ne plantent pas les racines mais insĂšrent de petits bouquets de tiges au sommet des sillons ; lorsque ces tiges germent, elles produisent des tubercules mangĂ©es par les indigĂšnes. Dans les Ăźles Sandwich, la patate douce est un des aliments principaux des indigĂšnes. Ici, elles sont moins cultivĂ©es et de qualitĂ© trĂšs infĂ©rieure Ă  celles qui poussent dans les Ăźles du Nord, probablement par suite de la diffĂ©rence du sol et du climat. Les racines sont grandes et couvertes d’une mince peau lisse. Elles ressemblent Ă  certaines espĂšces de patate douce d’Irlande par leur dimension, leur forme et leur aspect. L’umara est trĂšs sucrĂ©, rarement farineux et parfois un peu mou, son goĂ»t est gĂ©nĂ©ralement moins agrĂ©able que le taro ou l’igname. Il est prĂ©parĂ© par les indigĂšnes dans leur four en pierres et on n’en mange que lorsque le fruit de l’arbre Ă  pain se fait rare. 31Le patara est une racine sauvage qui pousse dans les vallĂ©es. Par sa forme et son goĂ»t, il rappelle la pomme de terre plus que toute autre tubercule de Tahiti. Il est extrĂȘmement farineux, mais moins nourrissant que l’igname. Sa tige ressemble Ă  celle du chĂšvrefeuille ou du liseron. Les indigĂšnes affirment que sa fleur est petite et blanche, je n’en ai jamais vu il n’est pas cultivĂ© ; on le ramasse rarement car la racine est petite, et qu’il n’y en a pas plus de deux gĂ©nĂ©ralement attachĂ©es Ă  la mĂȘme tige. 32Les indigĂšnes connaissent le riz ; mais, bien que le sol et le climat permettent sans doute sa culture, il ne fait pas encore partie de l’alimentation Ă  Tahiti. Nous n’avons pas beaucoup encouragĂ© son introduction, car nous avons estimĂ© que la quantitĂ© d’eau nĂ©cessaire Ă  sa culture aurait produit, sous un tel climat, une atmosphĂšre peu salubre. Mais bien qu’ils n’aient pas de riz, ils ont une plante appelĂ©e hoi dont la forme et la maniĂšre de pousser fait penser au patara ; le hoi par son goĂ»t et son apparence ressemble tellement au riz, que les indigĂšnes appellent le riz, hoi. Il est trĂšs insipide et on n’y a recours qu’en temps de disette. 33Le pia ou arrow-root, chailea tacca est une plante indigĂšne fort abondante. Il est parfois cultivĂ©, mais dans la plupart des Ăźles, il pousse spontanĂ©ment sur les hautes berges sablonneuses de la mer ou sur les basses pentes montagneuses ; il semble aimer les sols lĂ©gers et les endroits secs. Bien qu’évidemment d’une riche valeur alimentaire et susceptible d’ĂȘtre obtenu en grande quantitĂ©, il demande du travail pour ĂȘtre rendu comestible. C’est pourquoi il n’est pas trĂšs utilisĂ© par les indigĂšnes et apparaĂźt plutĂŽt dans le menu des fĂȘtes publiques que comme une denrĂ©e de consommation courante. 34L’arrow-root pousse comme la pomme de terre. Bien qu’étant une plante indigĂšne naturelle, on le trouve parfois dans les jardins des autochtones il donne alors des racines d’une qualitĂ© supĂ©rieure. Lorsqu’il est cultivĂ© de cette façon, la racine est plantĂ©e entiĂšre ; un certain nombre de tubercules se forment au bout des plants, ressemblant Ă  des pommes de terre nouvelles. Les feuilles sont de couleur vert clair et profondĂ©ment dentĂ©es ; elles ne sont pas attachĂ©es Ă  une tige commune, mais la queue de chacune des feuilles part de la racine. La hampe portant la fleur s’élĂšve en flĂšche, comme un roseau, Ă  trois ou quatre pieds de haut, couronnĂ©e d’une touffe de fleurs Ă  pĂ©tales d’un vert pois clair. Celles-ci sont suivies d’un bouquet de baies vertes ressemblant Ă  celles de la pomme de terre. C’est probablement Ă  la forme et Ă  la dimension du roseau ou de la flĂšche portant la fleur que l’arrow-root doit son nom racine en flĂšche. 35Lorsque les feuilles de la tige sĂšchent ou pourrissent, la racine est dĂ©terrĂ©e et lavĂ©e, aprĂšs quoi l’écorce est grattĂ©e avec un coquillage. La racine est ensuite rapĂ©e sur un morceau de corail et la pulpe passĂ©e Ă  travers un tamis fait de l’enveloppe fibreuse recouvrant les noix de coco. Cette opĂ©ration sert Ă  enlever les fibres ou parties ligneuses pouvant se trouver dans la racine. La pulpe ou poudre tombe dans un grand rĂ©cipient rempli d’eau placĂ© sous le tamis rustique. AprĂšs avoir Ă©tĂ© longuement malaxĂ©, on le laisse se dĂ©canter et l’eau est jetĂ©e et changĂ©e jusqu’à ce qu’elle devienne insipide et pure. On sort la pĂąte, on la sĂšche au soleil, l’arrow-root est alors prĂȘt Ă  la consommation. 36Aussi simple que paraisse cette opĂ©ration, elle demande beaucoup de soin pour que le sĂ©chage soit rĂ©ussi. Lorsqu’il Ă©tait Ă  moitiĂ© sec, les indigĂšnes avaient autrefois l’habitude de le pĂ©trir ou de le rouler en boules de six ou sept livres chacune qui Ă©taient alors exposĂ©es au soleil jusqu’à ce qu’il soit suffisamment sec pour ĂȘtre conservĂ©. Ils en prĂ©paraient ainsi une grande quantitĂ© pour ĂȘtre exportĂ©e hors des Ăźles. Cette façon de faire peut expliquer sa couleur dĂ©fectueuse, toute la masse Ă©tant rarement suffisamment sĂšche pour empĂȘcher l’arrow-root de moisir et de prendre une fĂącheuse teinte brune. 37Ils n’avaient pas de quoi le faire bouillir mais avaient l’habitude de mettre une certaine quantitĂ© de poudre d’arrow-root avec du lait extrait de la noix de coco sur un grand plateau de bois ou dans un plat, et les ayant bien mĂ©langĂ©s, d’y jeter quelques pierres chauffĂ©es Ă  blanc. Celles-ci, remuĂ©es Ă  l’aide de minces bĂątons, rĂ©chauffaient presque jusqu’à l’ébullition toute la masse qui prenait alors l’aspect d’une Ă©paisse pĂąte gĂ©latineuse. 38Il Ă©tait ainsi servi dans des paniers de feuilles de cocotiers. C’était une nourriture riche, sucrĂ©e et qui faisait normalement partie de toutes les fĂȘtes publiques. 39De grandes quantitĂ©s d’arrow-root ont rĂ©cemment Ă©tĂ© prĂ©parĂ©es comme article d’exportation vers l’Angleterre ; mais bien qu’il vaille l’arrow-root venant des Indes occidentales, celui de Tahiti n’ayant pas Ă©tĂ© aussi bien nettoyĂ©, sĂ©chĂ© et emballĂ©, a Ă©tĂ© jugĂ© de qualitĂ© infĂ©rieure lorsqu’il fut mis sur le marchĂ©. Mais il y a lieu de penser que, lorsque les indigĂšnes auront mis au point de meilleures mĂ©thodes pour prĂ©parer leur arrow-root, celui-ci pourra devenir un bon article de commerce. 40Il existe une grande et belle espĂšce de fougĂšre appelĂ©e par les indigĂšnes nahe ; ses feuilles sont odorantes et, en temps de disette, sa grande racine, rappelant un tubercule, est cuite au four et mangĂ©e. C’est un aliment insipide, sans grande valeur nutritive et on n’y a recours que lorsque les autres nourritures manquent. C’est une plante diffĂ©rente de l’espĂšce de fougĂšre, dont la racine est mangĂ©e par les indigĂšnes de Nouvelle-ZĂ©lande. Les baies, ou pommes du nono, morendo citrifolia, et les tiges du pohue, convolvulus Brasiliensis sont aussi mangĂ©es lors des famines. 41Dans les Ăźles, les fruits ne sont pas aussi nombreux que ceux de certains pays continentaux de mĂȘme tempĂ©rature ; on en compte cependant quelques-uns, ainsi Ă  cĂŽtĂ© de l’arbre Ă  pain, haari, la noix de coco, coccos nucifera, est celui qui rend le plus de services. L’arbre sur lequel elle pousse est aussi un des plus utiles et des plus dĂ©coratifs des Ăźles, apportant par ses formes harmonieuses, aux paysages dans lesquels il se rencontre, toute la richesse et l’élĂ©gance de la vĂ©gĂ©tation tropicale. 42Le tronc est parfaitement cylindrique, d’un diamĂštre de trois ou quatre pieds Ă  la racine, s’amenuisant trĂšs progressivement vers la cĂźme, oĂč il n’atteint probablement pas plus de dix-huit pouces de circonfĂ©rence. C’est un seul tronc de la racine Ă  la couronne, composĂ© apparemment d’une quantitĂ© de fibres creuses, reliĂ©es par une espĂšce d’essence rĂ©sineuse contenues dans une rugueuse et cassante Ă©corce extrĂȘmement dure. Le tronc ne porte ni branches ni feuilles, exceptĂ© Ă  la cime, oĂč une superbe couronne ou touffe de longues feuilles vertes apparaĂźt comme un gracieux plumet ondulant dans la brise capricieuse ou flottant au-dessus de la forĂȘt ou des modestes buissons. La noix commence Ă  croĂźtre quelques mois aprĂšs avoir Ă©tĂ© plantĂ©e. Au bout de cinq Ă  six ans, le tronc s’élĂšve Ă  sept ou huit pieds et l’arbre commence Ă  porter ses fruits. Il continue Ă  pousser, et portera des fruits pendant cinquante Ă  soixante annĂ©es, peut-ĂȘtre davantage, car il y a des cocoteraies ayant apparemment atteint le maximum de leur croissance, qui avaient Ă©tĂ© plantĂ©es par PomarĂ©, il y a prĂšs de quarante ans. Tant que les cocotiers sont jeunes, ils ont besoin d’ĂȘtre clĂŽturĂ©s pour les protĂ©ger des porcs, mais lorsque leurs cimes ont atteint quelques pieds au-dessus du sol, ils ne demandent plus aucun soin. 43L’arbre Ă  pain, le plantain et presque tous les autres arbres, porteurs de fruits comestibles, ne rĂ©ussissent parfaitement que dans une terre trĂšs fertile, mais le cocotier, bien qu’il pousse dans le sol riche des vallĂ©es et sur les bords des riviĂšres qui y coulent, prospĂšre Ă©galement sur le sable des plages dĂ©sertes, parmi les fragments de corail oĂč ses racines sont baignĂ©es par chaque marĂ©e montante ; on le rencontre aussi sur les flancs des montagnes brĂ»lĂ©s par le soleil, oĂč la couche de terre est mince et Ă  l’écart des cours d’eau si propices Ă  la vĂ©gĂ©tation. 44Le tronc du cocotier est utilisĂ© Ă  de nombreux usages les meilleurs lances sont faites en bois de cocotier ; parois des cases, radeaux et les plus grandes cases indigĂšnes sont souvent faites de ce mĂȘme matĂ©riau ; les instruments pour fendre le fruit de l’arbre Ă  pain, les balanciers des pirogues et aussi les plus solides clĂŽtures sont tirĂ©s de son tronc. Il fournit aussi un bon combustible et un excellent charbon de bois. 45Le bois de construction n’est pas le seul produit qu’on tire du cocotier. Les feuilles, appelĂ©es niau, sont formĂ©es de solides tiges d’une longueur de douze Ă  quinze pieds. Les longues feuilles Ă©troites sont disposĂ©es alternativement des deux cĂŽtĂ©s. Ces folioles sont souvent tressĂ©es ; alors toute la feuille est appelĂ©e paua et forme une excellente clĂŽture pour les maisons ainsi que des nattes de sol, diverses sortes de paniers sont aussi faits avec ses feuilles ; l’un d’eux, appelĂ© arairi, est propre, commode et de long usage. Ces feuilles sont aussi tressĂ©es pour des chapeaux, ou des visiĂšres contre le soleil que portent les hommes et les femmes. Les feuilles de cocotier, les niau, Ă©taient utilisĂ©es dans beaucoup de leurs cĂ©rĂ©monies religieuses. Elles Ă©taient un emblĂšme d’autoritĂ© et envoyĂ©es par le chef Ă  ses subordonnĂ©s dans les cas de rĂ©quisition. La feuille de cocotier servait au cours des sacrifices ; c’est par elle que le dieu Ă©tait sensĂ© se manifester et c’est par elle qu’étaient chassĂ©s les mauvais esprits qui, dans l’imagination indigĂšne, tourmentaient les malades. Des bouquets ou des guirlandes de folioles, Ă©taient aussi suspendus dans les temples Ă  certaines occasions, dans le mĂȘme but que le chapelet dans les cĂ©rĂ©monies catholiques romaines rappeler au prĂȘtre ou au fidĂšle l’ordre des priĂšres. Les noix de bancoulier candle nuts Ă©taient enfilĂ©es sur les tiges dures et raides des folioles pour Ă©clairer leurs maisons. 46Autour de la partie de la tige rattachĂ©e au tronc, il y a un Ă©trange dispositif de sĂ©curitĂ© prĂ©vu par la nature pour protĂ©ger les longues feuilles contre la violence des vents. Un matelassage remarquablement fin, fort, fibreux, attachĂ© Ă  l’écorce au-dessous de la partie infĂ©rieure de la tige, entourant Ă  moitiĂ© le tronc et atteignant peut-ĂȘtre deux ou trois pieds le long de la feuille et servant de filet de soutien de chaque cĂŽtĂ© de la tige, la retient fermement fixĂ©e au tronc. Tant que les feuilles sont jeunes, cette substance est remarquablement blanche, transparente et d’une texture aussi mince que du papier d’argent. Dans cet Ă©tat, elle est parfois coupĂ©e en de longues bandes Ă©troites, attachĂ©e en bouquets et employĂ©e par les indigĂšnes comme ornement de chevelure. Son extrĂȘme flexibilitĂ©, sa parfaite blancheur et sa surface brillante en font un plumet singuliĂšrement nouveau, lĂ©ger et Ă©lĂ©gant. Son effet est encore rehaussĂ© par son contraste avec les bouclettes noires et luisantes des cheveux indigĂšnes qu’il surmonte. A mesure que la feuille grandit, et que le matelassage reste exposĂ© Ă  l’air, il devient plus rude, plus fort, prenant une teinte jaunĂątre et est appelĂ© aa. 47Il y a une espĂšce de cĂŽte le long du centre, juste sous la tige de la feuille, de chaque cĂŽtĂ© de laquelle de longues fibres dures de la taille d’une soie de porc, divergent obliquement de maniĂšre rĂ©guliĂšre. Parfois il semble y avoir deux couches de fibres qui s’entrecroisent et le tout est cimentĂ© par une substance encore plus fine, fibreuse et adhĂ©rente. La longueur et la rĂ©gularitĂ© des fibres ou fils, la façon rĂ©guliĂšre dont ils s’entrecroisent Ă  angles obliques, l’étendue de la surface et l’épaisseur de la piĂšce comparable Ă  un grossier tissu de coton, la maniĂšre singuliĂšre dont ces fibres sont attachĂ©es les unes aux autres, font que cette curieuse substance, due Ă  la nature, prĂ©sente Ă  l’Ɠil une remarquable ressemblance avec un tissu filĂ© et tissĂ© par l’ingĂ©niositĂ© de l’homme. 48Ce singulier matelassage fibreux est parfois enlevĂ© par les indigĂšnes et dĂ©coupĂ© en morceaux de deux ou trois pieds de large qu’ils emploient pour envelopper leur arrow-root ou en faire des sacs. Il sert aussi parfois pour confectionner des piĂšces d’habillement. Des jacquettes, des vestes et mĂȘme des chemises sont faites avec l’aa ; mais le tissu de lin le plus grossier semblerait Ă  cĂŽtĂ© doux et souple. Les indigĂšnes attachent gĂ©nĂ©ralement des cols et des poignets en coton Ă  ces chemises et ne semblent ressentir aucune gĂȘne de sa grossiĂšre et rude contexture. C’est le vĂȘtement favori des pĂȘcheurs et des travailleurs de la mer. 49Le fruit est cependant la partie la plus prĂ©cieuse de cette belle plante utile et rĂ©sistante ; les fleurs sont petites, blanches et sans rapport avec la taille de l’arbre et de son fruit. Elles sont rangĂ©es le long d’une tige, fortes et succulentes, entourĂ©es d’une gaine que les indigĂšnes appellent aroe, et sont fixĂ©es au tronc de l’arbre immĂ©diatement au-dessus de la feuille Ă  sa naissance. Le fruit, Ă  tous ces stades, depuis sa premiĂšre formation, aprĂšs la chute de la fleur, jusqu’à la dure, sĂšche noix arrivĂ©e Ă  maturitĂ© et qui commence Ă  germer, peut ĂȘtre simultanĂ©ment observĂ© sur un mĂȘme arbre ; et souvent des fruits Ă  des stades de diverses maturitĂ©s sont en une mĂȘme grappe, attachĂ©s Ă  la tige d’un mĂȘme tronc. 50L’arbre croĂźt lentement et le fruit n’arrive probablement pas Ă  complĂšte maturitĂ© moins de douze mois aprĂšs la chute de la fleur. Une grappe porte parfois vingt Ă  trente noix et il y a peut-ĂȘtre six ou sept grappes sur l’arbre en mĂȘme temps. Chaque noix est entourĂ©e d’une solide gangue fibreuse qui, Ă  certains endroits, a une Ă©paisseur de deux pouces ; et, lorsqu’elle a atteint sa taille complĂšte, elle contient, dans une coquille blanche et molle, une pinte ou une pinte et demie d’un jus gĂ©nĂ©ralement appelĂ© lait de noix de coco. 51A ce moment, il ne se trouve aucune pulpe Ă  l’intĂ©rieur de la noix. A ce stade de croissance, la noix est appelĂ©e oua et le liquide est alors meilleur qu’il ne le sera jamais. Il est absolument transparent et au goĂ»t, il allie une certaine aciditĂ© Ă  une douceur qui le rend comparable Ă  la meilleure limonade. On ne peut se faire aucune idĂ©e de la consistance et du goĂ»t du jus de la noix de coco, d’aprĂšs les noix apportĂ©es en Angleterre. Celles-ci sont vieilles et sĂšches, et le liquide comparativement rance. Elles ne sont jamais employĂ©es par les indigĂšnes dans cet Ă©tat, sauf pour ĂȘtre plantĂ©es ou pour en extraire de l’huile. La coquille de l’oua, ou jeune noix de coco, est employĂ©e Ă  des fins mĂ©dicinales. 52Quelques semaines aprĂšs que la noix a atteint sa taille complĂšte, une pulpe molle, blanche, extrĂȘmement dĂ©licate et sucrĂ©e, ressemblant par sa consistance et son apparence au blanc d’Ɠuf lĂ©gĂšrement cuit, se forme sur les parois intĂ©rieures de la coque. A ce moment, elle est appelĂ©e niaa, est mangĂ©e par les chefs comme un met de luxe et est employĂ©e pour confectionner A l’issue de l’enquĂȘte menĂ©e par le magazine amĂ©ricain Business Insider US, la chaĂźne Five Guys s’est retrouvĂ©e en tĂȘte du classement pour la qualitĂ© de ses frites avec 46 % des votes des lecteurs. Elle devance de peu Mc Donald’s. © Image par Greg Reese de Pixabay Qu’est-ce qu’elles ont de si spĂ©ciale ces frites de Five Guys ? Les frites de chez Five Guys s’avĂšrent ĂȘtre les meilleures au monde. Et il y a de quoi succomber au charme et le goĂ»t de ces bĂątonnets croustillants pourvus de leur peau. Eh oui, les pommes de terre ne sont pas Ă©pluchĂ©es et sont directement cuites aprĂšs un dĂ©coupage rĂ©gulier Ă  la machine. Ici, on parle Ă©galement de produits frais, prĂ©parĂ©s le jour mĂȘme de leur cuisson et loin des processus de surgĂ©lation adoptĂ©s par certains Ă©tablissements de restauration rapide. Mais encore, ils subissent une double cuisson dans l’huile d’arachide. La premiĂšre plongĂ©e permet de cuire les pommes de terre, tandis que la deuxiĂšme donne aux frites leur aspect bien dorĂ© et croustillant. Doit-on vraiment se fier Ă  ce verdict ? Certes, les frites de Five Guys sont plutĂŽt particuliĂšres, mais sont-elles vraiment les meilleures de toutes ? L’étude a seulement portĂ© sur des consommateurs majoritairement amĂ©ricains on aurait aussi aimĂ© participĂ© Ă  ce sondage. Ce n’est donc pas un classement universel, mais cela n’empĂȘche qu'elles ont de nombreux adeptes. Topito a sorti aussi son propre classement des meilleures frites en avril 2019, et la premiĂšre place a Ă©tĂ© attribuĂ©e Ă  l’enseigne française Big Fernand. Commentaires RAMBOURG 17 juin 2021 Ă  14h12 Bonjour, les frites ont elles eu l’amidon de retirĂ© ? Merci Comme vous devez le savoir l’amidon en contact de l’huile chaude est cancĂ©rigĂšne. Il est prĂ©fĂ©rable de les plonger dans de l’eau chaude aprĂšs les avoirs coupĂ©s, vous verrez que l’eau ce blanchira quand l’amidon se retire de la frite . Laisser un commentaire A propos de l’auteur Tomas J’aime amuser et surprendre mes lecteurs ! Je carbure aux actus originales, celles du genre que vous vous empressez de partager sur les rĂ©seaux sociaux. Vous trouverez Ă©galement parmi mes articles de drĂŽles de faits divers, toujours en lien avec la nourriture, qui Ă©gaieront vos journĂ©es. Parce que le Monde n'est pas fait que de blagues et de gags, de temps en temps, je partage avec vous quelques sujets trĂšs sĂ©rieux

établissement de la patate plongé dans l huile